Avec le chantier routier en cours à Mvan, ce carrefour a été envahi par des agences de transport et des petits commerces qui bousculent les habitudes des riverains.
Au carrefour Tropicana ce 1er juillet, le jour se lève au son des klaxons. Depuis la délocalisation spontanée de plusieurs agences de transport interurbain, la vie des habitants a basculé. Dès 5h30, le quartier sature. Bus, cars, moto-taxis et taxis se pressent dans des rues étroites. Les bagagistes hurlent les destinations, les voyageurs tirent leurs valises au milieu de la chaussée. Les trottoirs ont disparu sous les colis, les bâches et les attroupements. Résultat : des embouteillages à n’en plus finir, du matin au soir. « On ne peut plus vivre ici », lâche Regiani. Vendeur de pastèques au bord de la route, il subit le quotidien. « Les véhicules occupent toute la voie. Pour rentrer chez moi à 200 mètres, je mets 30 minutes à pied à cause des bouchons. Les clients ne s’arrêtent plus », explique-t-il, excédé. Le désordre s’est installé partout. Les agences n’ayant pas assez de parkings, les bus stationnent sur les accotements, devant les portails, parfois même devant les administrations. Les piétons, surtout les enfants et les personnes âgées, marchent sur la route au milieu des moteurs en marche. Un accident n’attend qu’un faux pas. A cette anarchie routière s’ajoute un sentiment d’insécurité. « Tropicana n’est plus notre quartier », souffle Dorine. Installée ici depuis 13 ans, elle vend des glaces. « Avant, o...
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