Honorine Eyenga Juliana: Requiem pour Miss Indépendance

Inhumée samedi à Yaoundé, la veuve Ayissi Ntsama est partie à 84 ans. Entre chants, danses et larmes, sa famille et de nombreuses personnalités lui ont rendu un dernier hommage.

L a cour était pleine et plongée dans le recueillement. Sa­ medi, la dépouille de Hono­ rine Juliana Eyenga, veuve Ayissi Ntsama, a fait son entrée au domicile familial comme celle d’une reine. Entouré de danseurs en tenue traditionnelle et précédé du fils aîné, le patriarche Ayissi Le Duc, le cercueil a traversé la concession devant l’as­ sistance debout pour un dernier hommage à celle qui fut la toute première reine de beauté camerou­ naise, Miss Indépendance en 1960 Née le 1er septembre 1942 à No­ mayos, chez les Mvog-Fouda, Ho­ norine Eyenga Juliana s’est éteinte à 84 ans. Au moment du Nsil Awu, rite traditionnel, les anciens ont ré­ pondu : « Elle est morte parce qu’elle a longtemps vécu ». Une formule qui n’a pas suffi à apaiser la douleur. Devant le cercueil, Imane Ayissi, un autre de ses célèbres enfants, a eu du mal à parler. La voix nouée et soutenu par ses frères, il a murmuré : « C’était la mère de tout le monde. Sa maison était ouverte à tous. Pense à nous où tu es ». Sa sœur Chantal Ayissi lui a répondu en chan­ tant. En larmes, elle a entonné un chant d’adieu en dansant autour du cercueil avec ses frères, dans un moment d’une grande intensité. Le curé de la paroisse de Kodengui, l’abbé Abraham Ndongo Minkala, a salué une femme de foi. Dans son homélie, il a rappelé que la défunte avait été retrouvée inerte, son cha­ pelet en main. « Elle est morte en priant. En demandant l’intercession de...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie