Transport urbain: Les recettes au ralenti

A cause de la baisse d’affluence due à la période de vacances, les chauffeurs de minibus de Yaoundé en pâtissent particulièrement.

A la montée SNI, à Yaoundé les passagers s’alignent en file indienne le long de la route. Chacun attend son tour pour re­ joindre un mini-bus en direction d’Emombo ou de Nkoabang. Mais derrière cette attente ordonnée se cache une activité moins intense qu’en période scolaire. Les véhicules mettent davantage de temps à se remplir. Pour Emombo, le passager débourse 200 F. Jusqu’au carrefour Nkoabang, il faut compter 400 F. Des tarifs qui alimentent habituel­ lement une activité régulière, mais qui rapportent moins aux transpor­ teurs pendant les vacances. Au lieu-dit Immeuble Jaco, le constat est encore plus visible. Une ving­ taine de mini-bus sont stationnés sur l’espace qui leur est réservé. Pourtant, un seul véhicule charge des passagers. À bord, une quin­ zaine de voyageurs occupent les places d’un bus pouvant accueillir 30 à 35 personnes. À l’extérieur, deux passagers attendent sur les bancs publics. Ils observent le vé­ hicule et patientent jusqu’à ce que les places restantes soient occu­ pées. Pour le transporteur, chaque siège vide signifie une recette qui n’entre pas. Cette baisse de fré­ quentation pèse directement sur les revenus des chauffeurs. Patrick Bilongo, conducteur sur la ligne Im­ meuble Jaco-Soa, compare son ac­ tivité actuelle à celle des périodes plus favorables. « J’effectue 10 à 15 voyages par jour pour une re&s...

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