Transport urbain: Les recettes au ralenti
- Par Lionel AYIE (stagiaire)
- 21 Aug 2026 11:33
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A cause de la baisse d’affluence due à la période de vacances, les chauffeurs de minibus de Yaoundé en pâtissent particulièrement.
A la montée SNI, à Yaoundé les passagers s’alignent en file indienne le long de la route. Chacun attend son tour pour re joindre un mini-bus en direction d’Emombo ou de Nkoabang. Mais derrière cette attente ordonnée se cache une activité moins intense qu’en période scolaire. Les véhicules mettent davantage de temps à se remplir. Pour Emombo, le passager débourse 200 F. Jusqu’au carrefour Nkoabang, il faut compter 400 F. Des tarifs qui alimentent habituel lement une activité régulière, mais qui rapportent moins aux transpor teurs pendant les vacances. Au lieu-dit Immeuble Jaco, le constat est encore plus visible. Une ving taine de mini-bus sont stationnés sur l’espace qui leur est réservé. Pourtant, un seul véhicule charge des passagers. À bord, une quin zaine de voyageurs occupent les places d’un bus pouvant accueillir 30 à 35 personnes. À l’extérieur, deux passagers attendent sur les bancs publics. Ils observent le vé hicule et patientent jusqu’à ce que les places restantes soient occu pées. Pour le transporteur, chaque siège vide signifie une recette qui n’entre pas. Cette baisse de fré quentation pèse directement sur les revenus des chauffeurs. Patrick Bilongo, conducteur sur la ligne Im meuble Jaco-Soa, compare son ac tivité actuelle à celle des périodes plus favorables. « J’effectue 10 à 15 voyages par jour pour une re&s...
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