Sécurité alimentaire: 20 jeunes formés à l’agriculture durable à Obala
L’initiative portée par l’Institut agricole d’Obala, avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie, mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour renforcer la sécurité alimentaire dans le Bassin du Congo.
20 jeunes porteurs de projets agricoles ont été formés et accompagnés par l’Institut agricole d’Obala (IAO) dans le cadre du Projet de soutien aux initiatives environnementales dans le Bassin du Congo. C’était du 31 juillet 2025 au 10 août 2026. Avec l’appui technique et financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’initiative entend promouvoir une agriculture durable, rentable et respectueuse de l’environnement. Selon Louis Ndjie, directeur général de l’IAO, le programme vise à favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes dans les métiers sylvo-agro-pastoraux. Les bénéficiaires ont ainsi été accompagnés dans le développement de projets « climato-économiques intégrés », combinant performance économique et préservation des ressources naturelles.
À Obala, certains jeunes ont déjà mis en pratique les connaissances acquises. Marie Nomo, exploitante agricole, travaille sur huit parcelles où elle privilégie les engrais organiques. Son ambition est notamment de développer une production de riz naturel, en réduisant le recours aux produits chimiques. « Il faut passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture rentable, tout en gardant un environnement durable », explique-t-elle. Même engagement pour Elene Mbesse, qui exploite aujourd’hui 10 000 m² de piment à Ebamminama, dans la localité d’Obala. Elle souligne l’importance de l’accompagnement reçu, notamment à travers le coaching et les conseils techniques durant la mise en œuvre de son projet.
Pour les promoteurs du programme, l’enjeu est de produire « avec la nature » et non contre elle. La démarche repose notamment sur la permaculture, l’utilisation du compost et la protection de la vie des sols. L’objectif est double : préserver l’environnement et permettre aux jeunes de tirer des revenus durables de leurs activités. Joseph Bell Bell, autre bénéficiaire, a pour sa part développé une activité de transformation de la noix de coco. Grâce à l’équipement acquis avec l’appui du projet, il produit notamment de la noix de coco déshydratée et caramélisée, de l’huile et de la poudre de coco, certai...
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