« Nous travaillons à sensibiliser les parents »

Naomi Nanga Tsopkeng, présidente et directrice exécutive de « Vie d’ami, école inclusive ».

Vous êtes présidente de l’association « Vie d’ami, école inclusive », un partenaire straté­ gique de plusieurs écoles inclusives à Yaoundé. En quoi consiste votre mission ? « Vie d’ami, école inclusive » est une association qui travaille depuis neuf ans pour l’inclusion des enfants à besoins spéciaux. Notre mission principale c’est de nous rassurer que les enfants à besoins spéciaux sont inclus dans la société et qu’ils ne soient pas laissés pour compte. Nous signons des partenariats avec des écoles laïques afin de faire en sorte que ces enfants y fréquentent et soient accompagnés par des éducateurs spécialisés. Nous travaillons aussi dans la sensibilisation des parents autour des handicaps, surtout ceux dits invisibles, comme l’autisme, la dyslexie, la dysphasie. En dehors d’inclure les enfants dans des écoles, nous sensibi­ lisons aussi les écoles primaires, les enseignants et les usagers, à porter un regard positif sur le handicap sans visage et à donner une chance de réussite aux victimes. Qu’est-ce qui vous motive à vous lancer dans ce domaine peu couru ? Le déclic arrive au moment où je menais mes activités de beauté. J’ai quatre couronnes et la plus récente est celle de Miss Philanthropique Africa, obtenue au Nigeria avec au moins 20 pays africains représentés. Lors de cette compétition de beauté, mon projet social portait sur l’encadrement des en­ fants à besoins spéciaux. Aujourd’hui, après avoir quitté légèrement le monde de la beauté, j’ai continué à œuvrer pour cette cause. Après presque neuf ans passés à servir la cause de l’enfant à besoins spéciaux, avez- vous noté une progression dans leur prise en charge ? Au début du projet en 2017, on avait juste deux enfants. Neuf ans plus tard, on compte plus de 200 enfants qui ont été touchés directement comme indirectement par l’association « Vie d’ami, école inclusive ». A l’époque, on a commencé juste avec le Centre éducatif de Bastos comme école partenaire. Aujourd’hui, on compte plus de 15 écoles partenaires dans la ville de Yaoundé. On a également tissé des partenariats avec des spécialistes tels que les orthophonistes, les psy­ chomotriciens, les pédiatres, les neuro-pédiatres, les kinési-th&eacu...

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