« Les premiers soins sont pris en charge »

Gilbert Djaoudjague, proviseur du Lycée de Garoua-Djamboutou.

Comment fonctionne l’infir­ merie scolaire du Lycée de Garoua-Djamboutou ? Chaque année, en début de ren­ trée scolaire, l'infirmier scolaire mis à notre disposition nous fournit l'état des besoins en produits de première nécessité. Après analyse, nous lui fournis­ sons les moyens nécessaires pour qu'il se procure ces produits dans les centres agréés. À pro­ pos de la prise en charge d'un élève mal en point au sein de l'établissement, c'est le surveil­ lant général qui conduit le pa­ tient à l'infirmerie. A ce moment, l'infirmier prend en charge l'élève avec les produits de première nécessité. Si le cas s'avère être grave, nous conduisons l'enfant dans l'établissement hospitalier le plus proche, et au lycée de Garoua Djamboutou, c'est l'hô­ pital des Sœurs de Djamboutou qui est plus proche de notre ly­ cée. Dans cet hôpital, on peut lui administrer les soins néces­ saires, qui sont d'ailleurs pris en charge par l'établissement, mais si la situation semble com­ pliquée, on le réfère dans un établissement de référence, en mettant à contribution sa fa­ mille. Quelles actions prenez-vous lorsque surviennent des ma­ ladies dites pathologies mys­ tiques ou surnaturelles, comme le phénomène de transe ? Lorsque nous avons affaire à ce genre de situation au sein de l'établissement, nous faisons tout de suite appel aux parents afin qu'ils conduisent l'enfant chez les tradipraticiens. Par contre, si nous avons affaire à une maladie chronique et connue, nous référons l'enfant, avec l'avis des parents, dans les centres spécialisés. Et nous en comptons aujourd'hui un certain nombre à Garoua. Mais avant toute admission d'un élève dans notre établissement, nous exi­ geons ...

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