Drogue en milieu scolaire: Tous aux aguets
- Par Marie Christine
- 16 Sep 2026 12:53
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L’année scolaire a débuté il y a une semaine, mais policiers, agents de sécurité restent postés à chaque établissement pour mettre fin à ce fléau qui menace le système éducatif.
A u Collège catholique bi lingue Saint-Benoît de Yaoundé, le calme est trom peur. C’est ce qu’explique le principal, Rev Père Arthur Elisée Akono. « A la rentrée, tous les esprits sont tranquilles. Ils observent. Ils cherchent la faille. » Ici, on ne pré vient pas. On entre en classe et on fouille. Des fouilles inopinées, sans annonce. Et généralement elles par lent. « Ce que nous détectons nous donne le sentiment que nos enfants ne sont pas sains », lâche-t-il. Dans les sacs : cigarettes électroniques, chichas, et parfois des stupéfiants. Le plus inquiétant, ce sont les nou velles formes. La délégation dépar tementale des Enseignements se condaires a alerté l’an dernier : des drogues qui imitent des jus, des bonbons, des gadgets inoffensifs décorés pour ne pas attirer l’atten tion. « Ces enfants achètent ça li brement sur le marché. A leur âge, on se demande comment c'est pos sible », s’indigne le principal. L’école devient alors un lieu où ça prolifère. Après ce genre de découverte, la sanction est claire : conseil de disci pline, jours d’exclusion, et pour les récidivistes, exclusion définitive en fin d’année. Pour l’épauler, un policier de la Compagnie de sécurisation des établissements scolaires et univer sitaires (Csesu) est là en permanence. « Sa simple présence dissuade », dit-il. Et le service interne filtre chaque entrée. Même son de cloche au Lycée général Leclerc. Le censeur, Charles Baba, montre le numéro de téléphone af fiché au mur de son bureau. « Voilà le numéro de la Csesu à côté de moi. Dès qu’il y a un problème, on appelle et ils arrivent. » Ici, la fouille est systématique au portail, avec détecteurs de métaux et vigiles d’une société privée. Chaque jour, une équipe désignée par Mme le Proviseur est à l’accueil. Et au cas où un élève tromperait la vigilance, il y a les fouilles surprises en salle. « On ne dit pas quand on va passer. Là, c'est un secret », ajoute le cen seur. L’établissement s’appuie aussi sur des « élèves indics », les ...
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