Livre: Le cri du corps
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 30 Sep 2026 18:19
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Dans son deuxième roman « Un Corps indocile », Osvalde Lewat propose un voyage face au for intérieur d’un être condamné à des luttes intérieures permanentes.
M ieux qu’un livre, l’une des attractions de la dernière rentrée litté raire en France est une délicieuse fiction de cinéma. De la première à la dernière ligne, per sonne ne sait ce qu’il adviendra de Deffo Deffo. Le personnage cen tral de « Un Corps indocile » tient en haleine avec cette douleur indi cible et indescriptible, qui tient une partie centrale de son être. A quoi sert-il de vivre si le seul élément de masculinité cesse de répondre ? Comment jouir de la vie quand une douleur extrême s’invite dans la plus profonde intimité ? Pour son deuxième roman, Osvalde Lewat est imprévisible. Au fil des 334 pages du roman édité chez Phi lippe Rey et Jimsaan en 2026, s’étale l’histoire peu commune de Deffo Deffo. Couturier venu du Haut-Fenn dans son Zambuena natal, ce jeune homme a une vie plutôt tranquille à Paris. Il semble épanoui dans son idylle avec Mer veille. Si épanoui que son intimité n’en est que ravie. Sauf qu’un soir, au cœur de leurs ébats, une dou leur surgit de nulle part. L’aine, cette partie sensible de l’entre jambe, est touchée. Il ne le sait pas encore, mais toute sa vie va tour ner autour. De l’insensé à l’irrépa rable. D’un billet retour vers sa terre natale au voyage intérieur de lui-même. Celui dont le nom signi fie « l’aidant », sera un condensé de situations imprévisibles. Pour sa propre vie. Une douleur qui le cloue au lit, paralyse son intimité, le contraint à l’insensé. Les ré ponses, c’est tout ce qui intéres sait Deffo Deffo. Puis, un meurtre. Dès les premières pages, Osvalde Lewat oppose deux mondes. La vie avant et celle après le meurtre se chevauchent. Avec des détails dé concertants et jouissifs, l’auteur plonge son lecteur dans les uni vers de ses personnages. D’abord au milieu de Routes du Haut-Fenn, cet atelier de couture sélect de Deffo Deffo, puis dans le domicile familial de la richissime famille de Merveille, sa compagne. Les deuxième et troisième parties sont assurément le climax de ce livre. Le retour inattendu au bercail pour Deffo, la quête de réponses et de traitement et ce voyage dans le monde spirituel à travers l’iboga, avec une description factuelle des lieux, des acteurs, des hallucina tions, des effets inévitables. Tout s’accélère dans ces deux parties où l’on se content...
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