Budget de la CEMAC: L’adoption reportée
- Par Jocelyne NDOUYOU
- 05 Oct 2026 05:43
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Les ministres en charge des finances et de l’intégration de la sous-région en ont pris la décision au terme de leur 46e session ordinaire achevée vendredi dernier.
L a 46e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) s’est tenue en visioconférence jeudi, 2 octobre dernier. Sous la présidence de Ludovic Ngatse, président en exercice dudit Conseil, les travaux démarrés peu avant 18h se sont poursuivis jusqu’au petit matin de vendredi, preuve de l’intensité des sujets en débat. En effet, cette ses sion était consacrée à l’examen ri goureux du budget 2027 de la Com munauté et aux dossiers stratégiques de la sous-région. Et au terme de celle-ci, il a été décidé du report de l’adoption du budget de la Commis sion de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dont l’enveloppe proposée est de 82,246 milliards de F, afin a- t-on appris, « d’asseoir une solution pérenne. » C’est que les difficultés liées au re couvrement de la Taxe communau taire d’intégration (TCI), principale source de revenus de la Commission, persistent, de même que la dégra dation de la situation financière des institutions communautaires, plom bées par des tensions de trésorerie accrues. A titre d’illustration, au 30 juin 2026, sur les 50,204 milliards attendus en termes de TCI, seuls 10,4 milliards ont été recouvrés, alors que l’ensemble des recettes mobili sées s’établit à environ 20,8 milliards de F, représentant 24% des prévisions de l’année. Et jusqu’ici, 20,1 milliards de F ont été dépensés. Tout ceci sur une enveloppe budgétaire 2026 ar rêté en recettes et dépenses à 80,6 milliards F. Les discussions reprendront au cours d’une session extraordinaire du Conseil des ministres, qui devrait se tenir avant la fin de l’année 2026. « Ce délai a été jugé indispensable pour se donner le temps de procéder à des consultations approfondies au près des États membres », apprend- on. L'objectif étant d'obtenir des en gagements fermes et des modalités concrètes d'exécution pour l'apure ment des arriérés de contributions, ainsi que pour satisfaire aux exi gences strictes de l'autonomisation du mécanisme de recouvrement de la TCI, étant entendu que de la sin cérité et la régularité des reverse ments nationaux dépend la survie financière et l'indépendance de la Communauté. « La mobilisation de nos ressources propres n'est plus une simple option technique, c'est un impératif vital pour garantir l’au&sh...
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