La légende du Canon de Yaoundé et des Lions indomptables est décédée hier en France, à 80 ans, des suites de maladie.
12 juin 2026. Les yeux du monde sont braqués sur l’Amérique où vient de commencer la Coupe du monde de football. Au quartier Ete tak, au même moment, un évène ment se célèbre dans la discrétion : l’anniversaire de Jean Manga On guene. Pas n’importe quel anniver saire puisque l’ancien attaquant ve dette du Canon de Yaoundé fêtait ses 80 ans. Un âge canonique, vé nérable que la légende camerounaise a tenu à marquer avec une messe d’action de grâces. Autour de lui, de vieux compagnons de route à l’instar de Jean-Paul Akono, Michel Kaham ou encore Engelbert Mbarga. Celui qui était surnommé Jean Moni, parmi ses nombreux sobriquets, ne savait pas qu’il s’offrait un dernier tour de pelouse. Jean Manga Onguene est en effet décédé hier en France des suites de maladie. Cette fois pour de vrai puisque l’annonce de sa mort circulait régulièrement ces dernières années sur les réseaux sociaux. Le choc est immense pour plusieurs générations, même si les plus jeunes ne le connaissent pas vraiment. Mais les anciens, ceux d’une époque où la télévision n’existait pas et où il fallait aller au stade pour applaudir les exploits de footballeurs au talent inné, l’ont bien connu. Et s’en rap pellent encore aujourd’hui. Le nom de Jean Manga Onguene est en effet éternellement associé à celui du Ca non de Yaoundé et à l’âge d’or du football camerounais. La légende ra conte que ce sont des recruteurs du club de Nkolndongo qui le re marquent. D’ailleurs, pour son premier match officiel en 1966, il inscrit cinq buts face au Caïman de Douala (7- 1), qui en passant n’avait pas voulu de lui en raison de son physique jugé frêle. Il en filera aussi deux au Tonnerre Kalara club, où il avait éga lement été refoulé, quelques jours après. Il est convoqué en sélection fanion la même année contre le Ghana et marque l’unique but de la rencontre. Sa longue histoire d’amour avec les Mekok Me Ngonda est lan cée. Il arborera même le brassard entre 1976 et 1979 et sera sacré meilleur buteur du championnat à plusieurs reprises. Sans oublier plu sieurs coupes d’Afrique interclubs à son palmarès. Clinique (il paraît qu’il ratait rarement face au but), adroit des deux pieds, particulièrement doué de la tête au point d’être sur nommé « Tête d’or », l’attaquant, malgré une certaine nonchalance, se bâtit une solide réputation et fait lever les foules. Difficulté d’établir le nombre de buts qu’il a inscrit tout au long de sa carrière. « Okalga bë déclarations » 1980 sera son année avec une troi sième Coupe des clubs champions et ce doublé inscrit au match retour contre l’As Bilima à Kinshasa (3-0) après le nul (2-2) de l’aller. Une fois de plus, la légende affirme qu’après ce match joué à Garoua, le joueur congolais Mutubilé Santos déclare : &la...
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