Instituts privés d'enseignement supérieur: Le pas de la professionnalisation

Adossés aux orientations du ministère de l'Enseignement supérieur, plusieurs établissements de promoteurs privés développent des stratégies pour former des jeunes opérationnels.

C ouveuse néonatale, potence à perfusion, lit médicalisé avec mannequin d'entraîne­ ment. Fauteuil dentaire com­ plet avec scialytique et tablette d'ins­ truments rotatifs. C'est le nouveau plateau biomédical de l'Institut su­ périeur Siantou à Coron dans l’ar­ rondissement de Yaoundé IV. Il in­ carne le changement d'échelle pour la rentrée 2026/2027. L'école des majors ne possède plus simplement une convention avec l'Université de Yaoundé I. Elle est désormais ho­ mologuée, avec le cachet du Recteur. Une reconnaissance qui valide pro­ grammes, enseignants et diplômes. Effet immédiat : près de 4 000 can­ didats déjà inscrits au cycle BTS et près de 10 000 étudiants attendus en Licence et Master. « Enseigner c'est bien, mais être en situation pratique c'est mieux. Nous mettons l'accent sur les stages et cherchons des entreprises qui ciblent vraiment les profils de nos étudiants », confie le Pr. Jean Claude Tchouankeu, rec­ teur. La professionnalisation se joue également hors des murs. L'institut revendique près d'une centaine de conventions avec des cliniques, des laboratoires, l'Ordre des ingénieurs et des banques. Il impose deux mois de stage obligatoires dès la Licence 1, avec rapport et soutenance pour valider le projet professionnel. La rigueur du chantier À Tsinga, arrondissement de Yaoundé II, l'Institut universitaire Matamfen assume une rentrée de consolidation. Toutes les filières sont par définition professionnelles, rappelle son Direc­ teur des Affaires académiques et de la Coopération, Tah Liberatus. Cas d'école, le génie civil. Le samedi, les étudiants quittent les salles pour le chantier. En combinaison, casque, gants et bottes, ils ferraillent et cof­ frent. C'est le cours de visite de chantiers, en équipement de pro­ tection individuelle. La même exi­ gence se décline dans les autres départements. En BTP, les essais se font chez « Seule Solution Afrique centrale », l'un des plus grands la­ boratoires de géotechnique d'Afrique centrale. En géomètre-topographe, l'institut dispose de trépieds et mires de dernière génération et sert de centre national de pratique BTS de­ puis sept ans. En informatique, près de 100 machines en réseau et centre de pratique BTS Réseau et Sécurité depuis plus de dix ans. En télécom­ munications, 11 oscilloscopes sont disponibles. En gestion, la compta­ bilité est enseignée directement sur ordinateur. De la formation à l’emploi À NkolAnga'a, dans la Mefou-et- Afamba, région du Centre, l'Institut supérieur de formation aux métiers de télécommunications, de l'innova­ tion technologique, de commerce et de gestion (IFTIC-SUP...

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