Affaire Martinez Zogo: Le 36e témoin au contre-interrogatoire
- Par Marie Christine
- 29 Oct 2026 07:51
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Interrogé mardi soir par Me Ashu, avocat de la partie civile, le Lieutenant-colonel Parfait Ayissi, a désigné Martin Savom comme principal responsable des faits.
C'est l'accusation la plus frontale depuis l'ouverture du procès. Selon le lieutenant-colonel Parfait Ayissi, 36e témoin dans l’affaire Martinez Zogo, Martin Savom, co-accusé, aurait « réceptionné » la victime à Yaoundé après sa torture à Ebogo, avant de l'achever et de faire redéposer le corps. L'officier, qui se dit ciblé par une coalition pour l'empêcher de témoigner, a déroulé sa démonstra tion mardi soir. Il était alors interrogé par Me Ashu, avocat des ayants- droit de Martinez Zogo. Le lieute nant-colonel Ayissi a développé un argumentaire portant essentielle ment sur les révélations des deux téléphones de la victime. « Saisis par le poste de gendarmerie de Nkolnkondi juste après l'enlèvement, remis au colonel Otoulou, puis au lieutenant-colonel Bialo (enquê teurs), ces téléphones bornaient à l'intérieur du camp de la gendarme rie», a affirmé le témoin. Il a ajouté qu’à la demande formulée au lieu tenant-colonel Bialo sur la localisa tion des téléphones, on ne lui en aurait présenté qu'un seul, jugé « sans intérêt. L’autre serait « à la police ». L'officier supérieur soutient que la traçabilité montre que les derniers appels de Martinez Zogo étaient di rigés vers Martin Savom, co-accusé. Il pointe une anomalie : « L'exploi tation de l'historique ne demande pas de réquisition. Comment Bialo et Otoulou n'ont-ils pas vu qui a ap pelé la victime après son enlèvement ? Comment Savom a-t-il été ménagé jusqu'au stade de l'information ju diciaire ? », interroge-t-il. Pour étayer son hypothèse, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga évoque le rapport du médecin légiste : il n'est pas mort là où le corps a été découvert. Il y a été déposé quelques heures avant, après strangulation. Les militaires du commando n'ont jamais dit avoir redéposé le corps. Comment les ac cuse-t-on d'assassinat ? », poursuit- il. La défense de Savom écoute, sans réagir à ce stade. Le témoin cite aussi une descent...
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