Finances: Comment bien épargner

Tontines, comptes bancaires, émissions des titres, sont entre autres, moyens à travers lesquels les ménages et les investisseurs sont de plus en plus appelés à économiser leurs ressources. Même s’il existe des risques dont il faut tenir compte.

L a banderole qui barre une par­ tie de la clôture principale du ministère des Finances (Minfi), depuis quelques jours, renseigne sur les activités de la Jour­ née mondiale de l’épargne, du 29 au 31 octobre, sous le thème : « Soute­ nir ses projets par une épargne effi­ cace ». Le sujet à lui tout seul dévoile clairement l’orientation que les pou­ voirs publics donnent à l’usage qui doit être fait des ressources dont dis­ posent les ménages, les investis­ seurs, les banques, les compagnies d’assurance, les fonds de pension, etc. La Journée mondiale de l’épargne est donc un rendez-vous majeur pour en promouvoir la culture, renforcer la confiance dans le système financier et encourager l’investissement à tous les niveaux. Le thème de cette année rappelle, une fois de plus, que l’argent à épargner peut être orienté vers l’in­ vestissement sur des projets d’enver­ gure en cours ou que l’Etat entend mettre en œuvre. Cette démarche tombe sous le sens. Le contexte ac­ tuel étant marqué par le durcisse­ ment des conditions d’accès aux cré­ dits sur les marchés internationaux avec des taux d’intérêt élevés. Face à cette situation, l’une des al­ ternatives les plus sûres pour l’Etat, c’est précisément l’épargne locale. Les données récentes montrent qu’entre 2000 et 2006, l’épargne na­ tionale brute est passée de 1 150 milliards à 2 069 milliards de F, soit une hausse de 15,3 % à 18,9 %. De 2007 à 2022, elle a atteint 4 169 milliards de F, avec une progression moyenne annuelle de 4,2 %. De même, l’épargne des ménages repré­ sente environ 16,75 % du revenu disponible brut. En clair, l’épargne do­ mestique constitue un matelas fi­ nancier sur lequel l’Etat peut s’ap­ puyer pour financer ses projets. Ces données justifient l’engouement des pouvoirs publics qui, depuis quelques années, encouragent, à grand renfort de publicité, les mé­ nages et investisseurs, à placer leur argent par exemple dans les titres publics émis constamment sur le marché monétaire. L’argument agui­ cheur ici c’est le taux d’intérêt qui est très souvent au-dessus de 5%. Le principe ici est clair : une économie ne fonctionne optimalement que lorsque son niveau d’épargne est considérable. Les experts sont d’ail­ leurs formels sur le fait qu’investir sur des titres publics est une bonne affaire, au regard de ce que l’Etat ho­ nore toujours ses engagements en remboursant les sommes mobilisées auprès des ménages et investis­ seurs. Les performances du Came­ roun en la matière ces dernières an­ nées, confortent ce point de vue. Au-delà de ce mode d&...

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