Hommage aux défunts: Novembre, mois du souvenir

L’Église catholique a commémoré les morts hier. Entre prières, nettoyage des sépultures et confidences, familles et proches ont honoré la mémoire de leurs disparus.

D’ ordinaire, le silence règne dans les ci­ metières. Mais, hier, 2 novembre 2026, à l’occasion de la commémoration des fidèles défunts dans l’Église catholique, celui de Mvolyé, à Yaoundé, a pris une autre allure. Entre prières, nettoyage des tombes et confidences aux proches disparus, les vivants sont venus témoigner leur attache­ ment à ceux qui les ont quittés. Il est 11h. Au loin, une famille est réunie autour d’une tombe. Un prêtre, appelé pour la circons­ tance, procède à la bénédiction du lieu de repos. Il asperge d’eau bénite la sépulture, puis les mem­ bres de la famille, recueillis dans la prière. Concentrés sur ce mo­ ment d’intimité, ils préfèrent ne pas répondre aux questions de la presse. La scène se poursuit dans le recueillement. À quelques pas de là, une ving­ taine de personnes s’activent autour des sépultures. Les uns désherbent, d’autres manient houes et machettes pour dégager les abords des tombes. Certains, munis de serpillières et de seaux d’eau, s’appliquent à nettoyer les caveaux familiaux. Ici, le sou­ venir passe aussi par le geste. Marguerite Mballa, retraitée, prend part à cette tâche avec satisfaction. Dans ce caveau re­ posent son père, sa mère et son grand frère. Pour elle, entretenir leur dernière demeure est une manière de leur témoigner son amour et de leur rendre hom­ mage. Elle en est convaincue : « Les morts ne sont pas morts. » Une phrase qui traduit sa foi et le lien qu’elle continue d’entre­ tenir avec ses proches disp...

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