Agressions à l'arme blanche: Le temps de la riposte
- Par Sonia OMBOUDOU
- 03 Nov 2026 10:24
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De la saisie des machettes et poignards, à l’interpellation de malfrats se servant de ces armes dans diverses localités, police et gendarmerie multiplient patrouilles et interventions de terrain.
A lertés par un appel télépho nique signalant une agression par quatre individus, les gen darmes du poste de Nsimeyong III à Yaoundé se déploient. Dans le couloir emprunté par les malfrats à Obobogo, le 1er novembre dernier, ils inter pellent Amoussou E., 24 ans. La fouille révèle l'objet du délit, une machette soigneusement dissimulée dans son pantalon. C'est le dernier coup de filet d'une série menée de puis deux mois dans la région du Centre pour endiguer les agressions à l'arme blanche. Cette stratégie des forces de l’ordre a payé plus tôt, au lieu-dit Carrière dans l’arrondissement de Yaoundé II. Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le poste de gendarmerie a mené une opération simultanée dans plusieurs domiciles. Conduite par l'adjudant- chef Parfait Iket, elle a permis de démanteler un réseau de cinq jeunes de 19 à 24 ans qui sévissaient à moto dans plus de dix quartiers de Yaoundé soumettant, leurs victimes à l’aide de couteau. Quatre motos sans plaque, des téléphones, des sacs éventrés et des stupéfiants ont été saisis. « Quand ils volent le matin, on va les trouver le soir à domicile », explique l'adjudant-chef Iket. A Obala, la réactivité de la brigade de l'adju dant-chef major Jean Marie Koung a été déterminante. En cinq jours, après l'agression mortelle du pasteur Guil laume Ambomo, assassiné à coups de poignard, dans la nuit du 18 oc tobre, les gendarmes ont confondu deux suspects grâce à l'exploitation du téléphone de la victime. Une in terpellation le 18 octobre, quatre jours plus tard. Côté Sûreté nationale, les Equipes spéciales d'intervention rapide (ESIR) de Yaoundé imposent un nouveau rythme. Le 7 octobre à midi, après le vol d'une moto-taxi sous la menace de poignards à Ngousso, les ESIR lancent une traque de quatre heures. Sous les ordres de l'officier de police principal Jean Baptiste Biyidi, les po liciers exploitent le signal GPS de l'engin pour intercepter les fuyards à Pouma, alors qu'ils tentaient de rejoindre Douala. Deux poign...
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