Prison principale de Mfou: Le Cerac rallume l’espoir
- Par Marie Christine
- 04 May 2026 08:10
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Le volet diplomatique du Cercle des Amis du Cameroun a franchi les grilles du pénitencier jeudi dernier, les mains chargées de dons pour les plus de 700 détenus.
Les fanfares ont résonné. Les groupes de danse ont battu le sol de leurs pas. À l’entrée de la prison principale de Mfou, l’accueil était à la hauteur des grandes visites. Pourtant, ce 30 avril, ce ne sont ni officiels en cortège ni caméras d’apparat que les plus de 700 pensionnaires attendaient. Mais des mamans : les dames du volet diplomatique du Cercle des Amis du Cameroun (Cerac), envoyées de la première dame, Chantal Biya. Vêtus de t-shirts floqués à l’effigie de l’épouse du chef de l’Etat, femmes, hommes, mineurs… Ils étaient là, debout, les yeux brillants. « Une grande joie les anime », souffle un gardien. Car ici, l’oubli est la seconde peine. Devant l’assistance, Marguerite Mbella Mbella, Coordinatrice générale adjointe chargée du Volet diplomatique, n’a pas retenu son émotion. Représentante personnelle de la présidente fondatrice, Chantal Biya, elle a rappelé l’ADN de l’association née en 1995 : « Promouvoir les causes sociales ». Et Mfou n’est pas un choix du hasard. « Sensibles aux conditions de vie des femmes et des jeunes incarcérés, nous avons voulu poser un acte », explique-t-elle, la voix nouée. Son émotion puise plus loin. « Mon frère a été régisseur de prison. Je sais ce qu’endure celui qui purge une peine. Derrière chaque cas se cache une histoire humaine, faite d’erreurs, de regrets, mais aussi de possibilités de changement ». Puis, citant un passage de l’Évangile selon Saint Matthieu : « J’étais en prison et vous êtes venus vers moi ». Le ton est donné : les détenus « sont souvent exclus, oubliés ». Les dames ne sont pas venues les mains vides. Denrées alimentaires, produits d’hygiène et de salubrité, outils de formation… Le don est massif. L’objectif, lui, est clair : « Contribuer au respect dû à la dignité et à la valeur d’être humain des détenus ». Parce que la prison ne doit pas être un mouroir, le Cerac a aussi déployé une campagne de santé avec l’ONG Ascovime. Sur les 785 patients enregistrés, 720 ont été consultés (24 femmes, 696 hommes, 48 mineurs, des seniors de plus de 60 ans). 1 164 affections ont été diagnostiquées, dont 370 maladies parasitaires. « Les prisonniers méritent, malgré leur crime, d’être traités avec respect. C’est un droit fondamental », martèle Marguerite Mbella Mbella. Pour le maire de Mfou, Francis Ngoumou, l’oeuvre du...
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