Extrême-Nord: Prévention renforcée

Dans le Mayo-Danay, le Diamaré et le Logone-et- Chari, les populations appuyées par les autorités font face aux fortes pluies qui s’abattent sur la région depuis le mois de juillet dernier.

Ce 9 août 2026, il est 8h30 à Maroua. Aïcha Saly Bertille, fidèle chrétienne, habitant le quartier Pitoaré, au lieu-dit « entrée Cavaye », s’était apprêtée comme tous les autres dimanches pour aller à la messe. Ses deux enfants et elle, une fois embarqués dans le véhicule familial, vont être découragés, car le ciel s’est couvert de nuages sombres. A l’Extrême-Nord, c’est le signe qu’il va forcément pleuvoir. Connaissant les réalités de la route qui mène chez elle après les pluies, Aïcha Saly et ses enfants renoncent à se rendre à l’église. En effet, après 15 à 20 minutes de pluie, son quartier, comme une bonne partie de la ville, est envahi de flaques d’eau ici et là. Et parfois, comme c’est le cas à l’entrée du domicile d’Aïcha, les eaux laissent la place à la boue où très souvent des véhicules s’embourbent. Non loin de là, il y a un radier qui traverse un mayo (cours d’eau en saison sèche) qui se remplit à la moindre pluie, en­ traînant parfois dans son courant des voitures. La circulation y est momen­ tanément coupée pendant au moins trois heures. Cette situation n’est pas un cas isolé. Dans les zones urbaines de l’Extrême- Nord comme dans certaines localités rurales, les importantes quantités d’eau tombées en peu de temps peu­ vent très rapidement transformer les rues en véritables étendues d’eau, compliquer les déplacements et fra­ giliser les habitations et les infra­ structures. Pour y faire face, les po­ pulations essaient de faire de leur mieux avec le soutien des pouvoirs publics pour curer les caniveaux pour certains ou renforcer les fondations de leurs maisons avec de la caillasse pour d’autres. Certaines ...

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