Semaine nationale de l’alphabétisation: La communauté éducative engagée

Le ministère de l’Éducation de base a clôturé hier à Yaoundé les activités de la 60e Journée internationale.

«U ne femme qui ne sait ni lire, ni écrire, ni comp­ ter ? En tout cas, je ne peux pas vous confier mon argent ! », lance un client mé­ content à une commerçante. Le sketch joué hier par des élèves d’une école publique sur l’espla­ nade de la mairie de Yaoundé Ier, en guise d’articulation de la commé­ moration de la 60e Journée inter­ nationale de l’alphabétisation, a mis en scène les difficultés aux­ quelles peut être confrontée une personne qui ne maîtrise ni la lec­ ture, ni l’écriture, encore moins le calcul. Cette illustration arrache quelques sourires au public, mais rappelle surtout les conséquences concrètes de l’analphabétisme dans la vie quotidienne. Le temps d’une journée, les apprenants ont délaissé leurs tenues de classe pour arborer des polos blancs et oranges. Sur ces vêtements, un même message : « L’alphabétisa­ tion pour les peuples, la planète et la prospérité ». Un thème qui met en lumière le rôle du savoir dans la construction d’une société plus in­ clusive et plus durable. Présidée par le Dr Adams Daniel Oyono, se­ crétaire général du ministère de l’Éducation de base, représentant le ministre, la cérémonie marquait également la clôture d’une se­ maine d’activités consacrée à la promotion de l’alphabétisation. Dans son allocution, il a rappelé que l’alphabétisation ne se limite pas à la capacité de lire, d’écrire et de cal­ culer. Elle constitue aussi un levier...

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