Journée internationale de la fille: Haro sur le mariage précoce

Hier à Yaoundé, cette pratique toujours courante était au cœur du lancement des activités de la 15e édition, présidée par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.

D es tee-shirts blancs et bleus floqués du message : « Pro­ téger nos filles, n’est pas une option, c’est notre de­ voir », arborés par les filles donnent le ton ce 7 octobre, au Musée national de Yaoundé. Sur d’autres filles, le message est tout aussi direct : « Mettons fin aux mariages d’enfants, investissons dans les droits des filles ». Ces messages résument l’esprit de la cérémonie de lancement de la 15e édition de la Journée internatio­ nale de la fille, prévue le 11 octobre sous le thème : « Mettre fin au ma­ riage d’enfants, investir dans les droits des filles ». Présidé par le mi­ nistre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, l’évènement s’est tenu en présence du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, ainsi que des représentants de l’Unicef, de l’Unesco et de Plan International Cameroun. Au centre des échanges, l’Agenda national des filles, conçu pour faire des préoccu­ pations exprimées par les adoles­ centes, des orientations pour l’action publique. Le processus s’appuie sur les consultations menées auprès de 5 600 filles dans les dix régions du pays. Leurs attentes ont été regrou­ pées dans un Manifeste des filles. La finalisation du document est pré­ vue en décembre, avant sa présen­ tation nationale en janvier 2027. Cette démarche intervient alors que le mariage d’enfants reste une préoc­ cupation au Cameroun. Les données de l’Enquête démographique et de santé de 2018 indiquent que 29,8 % des femmes âgées de 20 à 24 ans étaient mariées ou en union avant 18 ans. Les régions de l’Ada­ maoua, de l’Est, de l’Extrême-Nord et du Nord figurent parmi les plus touchées. « Le mariage d’enfants est l’une des pratiques culturelles néfastes à fort impact en matière de violation des droits de l’enfant. Le Cameroun n’en est pas épargné », souligne Marie-Thérèse Abena Ondoa. Le Minproff cite notamment la sen­ sibilisation des communautés, ...

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