Du choix des dirigeants à la répartition des fonds, les artistes nagent très souvent en eaux troubles au sein de ces espaces dédiés à leur épanouissement.
J eudi 15 octobre 2026, l’espla nade du Musée national à Yaoundé est noire de monde. Des artistes sont alignés pour intégrer l’enceinte. Des éléments des forces de l’ordre filtrent les entrées sur le site, vérifiant les badges et l’identité des personnes qui doivent traverser les barricades. Ce jour-là, les artistes et acteurs im pliqués dans le domaine de l’art, doi vent élire une nouvelle équipe au Conseil d’administration de la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV). Deux listes sont en jeu. Et il y a de la tension dans l’air. Parce que deux autres listes ont été reje tées par le groupe de travail en charge de l’organisation du processus électoral. Un camp propose un boy cott du scrutin. Un autre conteste véhément, à grand renfort d’affiches publicitaires et de publications sur les réseaux sociaux, l’exclusion d’une des listes. La journée sera longue et une nouvelle équipe sera finale ment élue. Belle fin après deux se maines de campagne plutôt chao tiques. Ce spectacle offert gratuitement par des artistes et des acteurs engagés dans la culture n’est pas un fait inédit. Depuis quelques années, les organismes de gestion collective se structurent et avancent sur fond de remous. Des revendications variées sont à l’origine de ces contestations. Le problème de management, mais plus encore la répartition et la dis tribution des ressources issues de leurs œuvres. L’homme providentiel n’existe pas. Pourtant, les artistes le cherchent. Cette revendication est encore plus prononcée au sein des organismes de gestion collective du droit d’auteur. Pour cause, il y a des dividendes à collecter, puis identifier les bénéficiaires et répartir ce qui revient de droit à chacun. Ces derniers mois, la Société natio nale camerounaise de l’Art musical (Sonacam), riche d’environ 2000 membres, a été épargnée de crises trop prégnantes. La plus récente campagne de répartition remonte à septembre 2026. De ce point de vue, Ateh Bazore, président du conseil d’administration semble s’organiser pour ne plus avoir trop d’irrégularités. Toutefois, les sommes perçue...
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