Marché du mouton : c’est encore timide

A quelques jours de la célébration de la fête de la Tabaski, le marché n’est pas très animé et les clients se font rares.

L’entrée du marché de bétail du 8è arrondissement de la ville de Yaoundé était fluide le 15 juillet dernier. Il n’y avait ni embouteillage ni bousculade, alors qu’il ne reste plus que quelques jours pour la fête du mouton, ou Aid al-Adha, communément appelé Tabaski. Certains enclos abritant ces animaux sont vides tandis que d’autres ne contiennent que quelques têtes. Au fond de cet espace marchant se trouve un enclos qui lui, contenait plus de 150 béliers. « Mais ceux-là sont déjà vendus aux commerçants gabonais. Ils attendent juste l’embarquement », indique Abdouraman, commerçant. Les vendeurs de mouton se disent inquiets pour leurs marchandises. Certains d’entre eux affirment même avoir contracté des crédits. « J’ai investi 3 000 000 F pour l’achat de 150 moutons cette année, et je dépense quotidiennement 75 000 F pour leur alimentation. J’espère pouvoir trouver de bons clients. Cette année est particulièrement difficile », s’inquiète Moussa, vendeur au marché 8e à Yaoundé. 
Même si les clients se font rares tout comme les bêtes, les commerçants, gardent espoir. Ici les prix varient entre 45 000 F et 350 000 F en fonction du poids de l’animal et même de la variété. On compte justement trois variété de moutons. Les « Ouda » en langue peul, se distinguent par leur grosseur. Dotées de longues cornes et de longues oreilles, ces bêtes peuvent peser jusqu’à 100 kg et leur prix peut aller jusqu’à 300 000 F,voire plus. Les « pouli-pouli », également se caractérisent par leurs cornes et oreilles moyennes. Les « ba’kallé » sont imposants par leurs cornes. Pour ces deux dernières variétés, les prix sont fixés selon le poids. Les connaisseurs quant à eux savent que les deux dernières variétés sont les plus prisées pour la saveur de leur chair. 
A quelques kilomè...

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