Promotion de la langue maternelle : tout commence à la maison

La commémoration ce 21 février de la Journée internationale de la langue maternelle invite les familles à s’impliquer davantage.

 

Laurène Kenza Kenfack, âgée de six ans s’exprime très bien en bangangté, sa langue maternelle, bien qu’étant née à Yaoundé et grandi dans la même ville. « A la maison nous communiquons toujours en langue maternelle. Je parle à mes enfants le nedumba et c’est comme ça qu’ils ont commencé leurs premiers mots. C’est un défi énorme pour moi. Mes enfants doivent parler ma langue et aujourd’hui où qu’ils aillent, ils seront fiers de cette richesse linguistique », avoue Madeleine Kenfack, parent.

L’apprentissage de la langue maternelle reste un défi pour les parents vivant en ville. A Yaoundé, le français étant la langue dominante que ce soit à l’école ou dans les lieux publics, les parents optent de plus en plus pour la communication en langue maternelle à la maison, pour maintenir leurs enfants sur le repère de leur identité culturelle. « Je suis béti, je m’exprime bien en béti, mais l’erreur que j’ai commise était d’habituer mes enfants à parler le français lorsque nous sommes à la maison. Je m’en suis rendue compte de mon erreur et depuis deux ans déjà, j’essaie de me rattraper. Aujourd’hui, lorsque je leur parle béti, ils comprennent bien. Ils répondent parfois en béti », indique Marie Noëlle Essola, parent.

Plus la modernité s’installe, moins les jeunes éprouvent de l’intérêt à parler leur langue maternelle. A tort, certaines personnes pensent que parler la langue maternelle est une honte. ...

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