Production des farines locales: L’appétit vient…
- Par Junior MATOCK
- 27 Feb 2026 08:27
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En dépit de l’insuffisance de la matière première, etc., de petites unités industrielles se multiplient à travers le pays et les boulangeries incorporent davantage cet ingrédient dans la fabrication de leurs pâtisseries.
Une fois encore, les farines locales de manioc, de patate douce, etc., sont servies à table des consommateurs à la faveur des journées qui leur sont entièrement dédiées depuis jeudi dernier à Yaoundé. Ce, grâce à cette initiative du Service d’appui aux initiatives locales de développement en partenariat avec l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Le thème retenu pour cette foire aux farines locales colle telle une pâte moulée aux objectifs de la politique nationale d’importsubstitution, notamment à l’exigence de la transformation locale des produits locaux : « Renforcer les boulangeries artisanales utilisant les farines locales. » Un arrêté conjoint signé par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et le ministre du Commerce impose aux boulangers de mettre 5 % de farine de manioc dans la panification. Le projet de l’Acdic ambitionne ainsi d’accompagner les boulangeries artisanales qui incorporent les farines locales dans la production du pain et des pâtisseries à travers des appuis techniques et matériels. Parlant d’appuis techniques et matériels, l’Acdic est précédé sur ce terrain par l’État et ses partenaires techniques et financiers (PTF). L’un des cas concrets et récents est l’unité de transformation de la Société coopérative agropastorale du Centre (Socoapace) basée à Minkoa, dans l’arrondissement de Lobo, département de la Lekié, région du Centre. Cette unité a été inaugurée jeudi 5 février dernier par le Minader, en présence des PTF, notamment la Banque mondiale venue poursuivre l’accompagnement déjà entamé il y a quelques années, à travers la construction de cette usine. L’objectif du ministre Gabriel Mbairobe était clair : amener la Banque mondiale et d’autres partenaires, à savoir le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et CARE international, à appuyer davantage cette coopérative qui affiche de grandes ambitions. À côté de ce dispositif mis en place par l’État et des institutions financières internationales pour donner un contenu concret à cette politique publique, il y a aussi la remise des équipements (tricycles, etc.) destinés à booster la production de la matière première et la transformation des différentes farines. D’ailleurs, la coopérative de Lobo, l’un des premiers résultats vécus sur le terrain est la transformation de la farine de manioc en diverses pâtisseries (canards, brioches, sablés) et du pain qui inondaient les tables installées devant cette petite unité de production. Ceci matérialise aussi l’implémentation du plan intégré d’import-substitution agropastorale et halieutique qui couvre la période 2024-2026. Son objectif est de réduire significativement l’importation de tout ce qui ...
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