Ecrans Noirs 2019 : les ambitions du cinéma africain

Un colloque international organisé hier en marge de la 23e édition du festival.

Plusieurs experts des domaines de la communication et du cinéma étaient réunis hier au cours d'un colloque organisé en marge de la 23e édition des Ecrans Noirs au Village du festival à Yaoundé. Avec pour thème : « La création cinématographique africaine : Essence(s), mémoire, contemporanéité et avenir », les travaux étaient divisés en  six sous-thèmes. Des experts de la problématique des fondements, des sources et des ressorts de la création cinématographique africaine ont ainsi été mis en relation.

C’est la romancière Elisabeth Moundo qui a ouvert le bal des interventions. Elle a particulièrement déploré la médiocrité de la production des séries.  A sa suite, le producteur marocain Cherqui Ameur a exposé sur le thème : « Le cinéma africain et les questions de l’histoire de mémoire ». Il s’est appesanti sur la formation des acteurs, la distribution des films, séries et documentaires, ainsi que sur la coopération entre cinéastes et producteurs. Selon l’expert, il n’existe pas une réelle collaboration entre les cinéastes africains, surtout en matière de production. « Je n’ai jamais vu à la télévision marocaine un film sénégalais ou kényan. Comment allonsnous faire connaissance ? Je ne sais pas grand-chose sur le cinéma camerounais à part ce que je vois dans les festivals. Les Africains visent seulement les collaborations avec les pays européens », a-t-il déploré, même s’il fait remarquer que « le Maroc a signé des conventions avec plusieurs pays africains. Les cinéastes camerounais Eyong Tiku Eyong Ewubhe et Hugues Heumen ont proposé des astuces pour enrichir le cinéma africain. S’appuyant sur le cas du Cameroun, Eyong Tiku Eyong Ewubhe a expliqué que certains scenarii sont pauvres. Ils peuvent pourtant s’inspirer des mythes du Cameroun pour enrichir leurs films et les proposer au monde entier. Dans la même veine, Hugues Heumen a ajouté que les réalisateurs de cinéma tournent autour des mêmes thèmes, notamment l’amour, la sorcellerie, entre autres, alors qu’ils ont des événements culturels qu’ils peuvent intégrer dans leurs films pour intéresser le public. Il a par exemple suggéré que la région du Nord est propice au tournage d’un film western. Le colloque et ses discussions passionnantes se poursuivent jusqu’au 20 juillet prochain.

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