Archives nationales : 40 personnels prêtent serment

Le Tribunal de grande instance de Yaoundé a été pris d’assaut le 26 septembre dernier par 40 personnels en charge de la collecte, du traitement et de la conservation des documents d’archives dans l’administration camerounaise. C’était à l’occasion d’une audience civile de prestation de serment présidée par le juge Ruben Tang. Il leur a énoncé la formule : « Vous jurez devant Dieu et devant les hommes d’œuvrer jalousement à la conservation des archives et de garder secret leur contenu si aucun texte ne vous y autorise à les communiquer. » C’est donc à tour de rôle que les récipiendaires du jour ont chacun, main droite levée vers le ciel, prêté serment en prononçant: « Je le jure ! ». Le ministère public représenté par le magistrat Destain Aymé Mbounom Diffo a précisé à l’occasion que le fondement juridique de ce serment se trouve à l’article 4 de la loi n°2000/010 du 19 décembre 2000 régissant les archives : « Les fonctionnaires et agents chargés de la collecte, du traitement et de la conservation des archives sont tenus au secret professionnel en ce qui concerne tout document ne pouvant être légalement mis à la disposition du public. Ils prêtent serment devant le tribunal d’instance de ressort de l’exercice de leurs fonctions. » Le rôle de l’archiviste étant partagé entre l’aspect utilitaire et académique, le document d’archives, quelle que soit sa forme ou sa provenance, est destiné à transmettre et à conserver une information essentielle et utilitaire. « Le premier devoir de l’archiviste est de mettre cette information à la disposition de ceux qui en ont besoin à des fins pratiques. Qu’il s’agisse du responsable politique ou administratif qui recherche les antécédents d’une affaire qu’il a à traiter ou d’un citoyen lamba qui viennent les chercher », a souligné Destain Aymé Mbounom Diffo. Cela dit, l’archiviste est un confident et en même temps
le dépositaire d’un secret. Car, « c’est celui qui conserve les traces de tout, celui qui peut vous sauver ou vous enterrer lorsque vous êtes dans les méandres de la justice », a insisté le représentant du ministère public. Pour cela, « il ne saurait abuser de cette fonction en soustrayant ou en détournant les documents auxquels il a accès. Il ne pourrait non plus les détruire, les aliéner ou les exporter illicitement, au risque de se trouver sous le coup d’une poursuite judiciaire allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement

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