Musique : Ben Decca en digital

Un documentaire en ligne annonce la disponibilité de sa discographie sur les plateformes de téléchargement légal.

Past Present Future. Non, ce n’est pas l’album de l’illustre disparu Manu Dibango. Ces trois mots désignent plutôt la collaboration entre Ben Decca et la maison Universal Music Africa. Une collaboration qui comprend notamment la production et la sortie le 26 novembre 2020 d’un documentaire de 14 minutes et 40 secondes  intitulé « Témoignages ». Documentaire disponible sur Internet, où l’artiste annonce la disponibilité de sa discographie sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Une digitalisation des œuvres du crooner camerounais qui fait également partie de la collaboration. C’est ainsi près d’une trentaine d’albums, en près de 40 ans de carrière que les internautes pourront écouter. Le partenariat englobe aussi la production de son prochain album, prévu pour 2021 et dont le single « Mon amour à moi » est sorti le 11 décembre dernier. 


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En attendant ce nouvel opus, rendez-vous sur la toile pour « Témoignages » où plusieurs personnalités de la musique et au-delà, la famille, des amis, disent tout le bien qu’ils pensent du chanteur, parlent de leur chanson préférée dans son répertoire, racontent l’histoire de certains de ses morceaux, partagent avec le public des anecdotes sur leur première rencontre avec Ben. Le documentaire s’ouvre ainsi sur Grace, la sœur de Ben, qui revient sur sa première collaboration musicale avec son frère en 1984, sur le titre « Na sengi bobe ». Plusieurs générations d’artistes se succèdent, de Locko à Dina Bell, en passant par Aladji Touré, Armand Biyag, Daphné, Cysoul, Sandrine Nnanga, pour dire comment ils ont été marqués par M. Decca. Dina Bell par exemple, son ami et contemporain de carrière, qui l’a un peu devancé en termes de débuts dans la musique quand même, retient de lui trois choses : C’est quelqu’un qui aime ce qui est parfait ; il est à la fois auteur-compositeur et sait gérer le chant ; c’est un homme franc. Entre autres informations, il annonce une collaboration sur un futur projet de Ben. 


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Il n’y a pas que des artistes. Il y a par exemple M. Toko Ekambi (le père de l’autre), un ami de longue date, ou encore le journaliste Martin Camus Mimb qui révèle une anecdote croustillante sur la réalisation d’un tube de Ben, « Ebele o boso ». Parlant de tubes, « Nyonga Mulema », « Yetena na oa », « Se oa nu », « O si dimbea », etc. reviendront parmi les morceaux cités par les intervenants dans l’œuvre audiovisuelle. Devant tous ces témoignages d’amour et d’estime, Ben Decca dira entre autres : « C’est bien d’être apprécié de son vivant. Merci! »


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