Tchad : concertation avant le dialogue national

Le Premier ministre, Albert Pahimi Padacké, a rencontré mardi les forces vives de la nation en prélude à la grand-messe en préparation.

Annoncé lors de son tout premier discours à la Nation le 27 avril dernier par le chef du Conseil militaire de la transition (CMT), Mahamat Idriss Déby, le dialogue national prend progressivement corps. Après la signature le 2 juillet dernier d’un décret portant création d’un Comité d’organisation de cette grand-messe, le Premier ministre a rencontré mardi à Ndjamena les forces vives de la Nation. Dans sa déclaration liminaire, Albert Pahimi Padacké, a d’entrée de jeu, tenu à situer les différentes composantes de la société tchadienne conviées à cette concertation sur les enjeux du dialogue national en préparation. A en croire l’orateur, les divergences des Tchadiens portent, non pas sur le principe même de la transition et du dialogue qui fait l'unanimité, mais plutôt sur les démarches, les modalités et les conceptions des uns et des autres. D’après M. Pahimi Padacké, ces divergences autour des différentes visions du dialogue inclusif ne peuvent être résorbées que par le dialogue lui-même et l'inclusivité. 


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Sur la composition du Comité d’organisation de ce dialogue, le Premier ministre a d’ores et déjà prévenu les uns et les autres sur le fait que tout le monde ne pourrait pas y figurer, mais que chacun devrait plutôt se sentir concerné. « Le ministre d'État chargé de la Réconciliation nationale et du Dialogue se tient à votre disposition pour recevoir les listes de vos représentants au sein du comité d'organisation du dialogue dans les quinze jours qui suivront cette communication », a précisé Albert Pahimi Padacké. Sur la répartition des plus de 70 membres que comptera ce comité, les membres seront choisis sur la base « des critères de représentativité et de compétences », selon le décret présidentiel.


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Cependant, aucun représentant de Wakit Tama, coalition de l’opposition et de la société civile opposée au CMT, n'était présent à cette rencontre. Cette dernière a reporté sa marche prévue demain vendredi et fait savoir qu'elle ne reconnaissait ni la date, ni l'itinéraire indiqué dans l'arrêté du ministre de l’Intérieur et menace de reprendre les marches sans autorisation si le gouvernement n'accède pas à ses demandes.


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