Danse : la professionnalisation en mouvement

C’est le leitmotiv du festival « Saisis ta chance, saisis ta danse » ouvert ce 11 septembre à Douala et Yaoundé.

« Ne dansez pas seulement, formez-vous aussi ! » Cette phrase de Cyrille Misse, coordonnateur du festival « Saisis ta chance, saisis ta danse », résume à elle seule la raison d’être de l’évènement international dont la deuxième édition s’est ouverte ce 11 septembre 2021 à Yaoundé et Douala, jusqu’au 17 du mois en cours, avec l’accompagnement de l’Institut français du Cameroun (IFC). Une édition placée sous le thème : « Partage ton savoir ». Ainsi, à côté des spectacles qui seront offerts par une dizaine de compagnies à partir de ce 15 septembre dans les salles des antennes IFC de Yaoundé et Douala et d’autres espaces, les participants ont également eu droit à des ateliers.
Ces sessions de formation sont menées entre autres par les chorégraphes camerounais, Jean Boog et ivoirien, Léandre Nali, reconnus sur le plan international. Des ateliers dont l’objectif épouse celui du festival : participer à la professionnalisation de la danse en Afrique. Ainsi, au-delà des prestations sur scène, il s’agit d’outiller les acteurs de la danse sur toute l’industrie qui peut être développée autour de la discipline et les compétences nécessaires pour faire partie de cette industrie. On a par exemple les aspects techniques liés directement à la scène comme la recherche, l’écriture et la démarche chorégraphiques, mais aussi des volets qui relèvent de l’organisation, de l’entrepreneuriat culturel. « Il faut aborder notre domaine avec sérieux. Il faut en faire un métier, une activité dont on peut vivre », martèle Champleins Ngahenou, administrateur  général de « Saisis ta chance, saisis ta danse ». 
Ce sérieux transparait déjà dans la structuration du festival comme l’explique M. Ngahenou. Il est en effet question de travailler avec les troupes retenues sur une période de deux ans afin d’accompagner les acteurs dans leur processus de professionnalisation. Ce souci de bien faire les choses est appuyé par l’IFC, comme l’explique Aurélia Pogorzelski, chargée de la coordination nationale des projets transversaux de l’établissement culturel français : « Nous souhaitons accompagner les artistes camerounais le mieux possible. Il y a un énorme travail à faire au Cameroun en termes de professionnalisation, de structuration. Et nous ne souhaitons pas nous arrêter à juste donner la salle pour les spectacles. » 
Cet accompagnement passe entre autres par les échanges, le partage d’expérience et la coopération, d’où la présence de la compagnie française  Frenchs Wingz, venue non seulement pour des spectacles mais aussi pour des ateliers. 
 

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