Colloque : le cinéma africain au scanner

Pendant deux jours, le thème de ce 27e Fespaco a servi de base de réflexion pour différents intervenants exerçant dans le domaine du 7e art.

« Cinémas d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis ». Le thème de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est au cœur d’un colloque de deux jours, organisé en marge de cette grand-messe du 7e art. Hier, dernière journée consacrée à ce moment d’échanges entamé lundi, les travaux en ateliers au siège du Fespaco ont nourri un peu plus les débats. Trois panels se sont penchés sur des préoccupations comme : « Le financement du cinéma et de l'audiovisuel africain : défis et perspectives » ; « Nouveaux regards, profils thématiques et esthétiques, circuits de distribution et d'exploitation » et « Les écoles de cinéma en Afrique. Quelles formations ? Quelles approches pédagogiques ? ».
Tout a commencé lundi dernier dans la salle du Conseil Burkinabè des chargeurs (CBC), situé juste en face du siège du Fespaco. Le colloque se décline en plénières marquées par des communications inaugurales. On s’est attardé notamment sur la présentation de la journaliste et critique cinéma, Claire Diao sur la thématique : « Parcours de cinéastes, autodidactes d'Afrique et de sa diaspora ». Il en ressort notamment que, depuis l'avènement de l'Internet et du numérique, de nombreux cinéastes d'Afrique et de sa diaspora auto-produisent leurs films. Cette manière de procéder présente des avantages et des inconvénients. Il est question de créer des mécanismes qui leur permettront de faire reconnaître leur travail, d’identifier les enjeux qui vont leur permettre de perdurer. Parmi les autres sous-thèmes présentés, : « Curricula, créativité et éducation en Afrique », « Cartographie des festivals de cinémas africains », « Tendances thématiques et esthétiques des films de la sélection du Fespaco » ou encore « Attributions, justifications et réceptions médiatiques des Étalons au Fespaco : enjeux de l'innovation des regards ».
Ce colloque vise à démontrer que la vitalité d'une institution aussi vénérable que le Fespaco se trouve entre autres dans sa capacité à se renouveler au fil des décennies. En tant qu'événement majeur, quelles sont les perceptions véhiculées auprès des larges publics (en particulier en Amérique du Nord et en Europe) ? Que dit-on et que retient-on des festivals, pendant et après chaque rendez-vous à Ouagadougou ? Intellectuels et autres têtes pensantes ont été retenus à cet effet. Ce sont : Yao Ydo, directeur du bureau international de l'éducation de l'Unesco, Michel Saba, délégué général du centre régional des arts vivants en Afrique, Olivier Barlet, journaliste critique de cinéma, Isaac Bazie, directeur du laboratoire des Afriques innovantes. 
 

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