Des solutions possibles

Tolérance administrative. Ces deux mots traduisent la volonté de l’Etat de permettre à toutes les couches de la population de s’épanouir dans leurs activités, en leur concédant, dans certains cas, de franchir quelque peu le seuil de l’illégalité. C’est partant de ce phénomène que beaucoup de pharmaciens de rue se sentent pousser des ailes, ouvrant leurs officines de fortune au nez et à la barbe des autorités. Des mesures coercitives menées de temps en temps avec des descentes musclées suffisent à les dissuader, mais pour peu de temps. Ces médicaments saisis et détruits, ils se les procurent à nouveau quelques jours après, et le même cycle reprend encore et encore. Dans le cas de ces médicaments de la rue susceptibles de causer de terribles dégâts sur la santé des populations, n’est-il pas préférable de mettre un point final à cette tolérance administrative ? Et à l’opposé, resserrer les opérations coups de poing avec des poursuites judiciaires et des condamnations pour les contrevenants. Question de les dissuader.
Les populations doivent être plus éduquées sur les dangers des médicaments de la rue. Des campagnes pour leur marteler les effets néfastes d’un faux médicament sur l’organisme doivent être plus agressives, mieux ciblées. D’un autre côté, l’Etat a affaire à des populations réfléchies, qui sont face à un dilemme : laisser mourir son enfant faute de moyens, ou aller auprès des pharmaciens de la rue se procurer une plaquette d’Ibuprofène à 100 F au lieu de 350 F, voire 500 F dans certaines pharmacies. Au regard de leurs bourses, le choix est vite fait. Car c’est une réalité implacable, la majorité de la population vit dans la précarité. Le coût de la vie de plus en plus élevé amplifie le recours au médicament de la rue. La mise en place effective d’une couverture santé universelle, couvrant, comme son nom l’indique les coûts des médicaments, grâce à des subventions de l’Etat en collaboration avec des laboratoires pharmaceutiques ou des assurances (ou en partenariat) pourrait être une solution viable à ce problème de médicaments de la rue. Plus besoin d’aller vers ces commerçants quand une carte de santé vous permet d’entrer aisément à la pharmacie. 
Après consultation et prescription des médicaments par le médecin, l’ordonnance du patient inscrit dans la liste des préposés à la CSU est transmise soit auprès de la pharmacie de l’hôpital, soit auprès de celle choisie par le patient en question, peut-être parce qu’elle serait située à proximité de son domicile par exemple. Dans ce cas, le ...

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