Du concret pour inverser la tendance

Quand on consulte les statistiques sur les véhicules importés au Cameroun, mais surtout leur âge, il y a de quoi s’inquiéter pour la santé humaine mais aussi celle de l’environnement. Le nez hors des statistiques révèle une réalité encore plus cruelle. En effet, ces véhicules d’un âge très avancé font des émissions nuisibles à tous. Avec la classe moyenne qui ne cesse de croître et par là le nombre de voitures, il y a de quoi craindre pour notre environnement. Il y a donc urgence d’agir. Il faut tout simplement freiner le phénomène. L’étude sur l’analyse des types de véhicules importés au Cameroun, dont les résultats ont été présentés le 25 juillet 2023 à Yaoundé a le mérite de faire croire que la problématique intéresse quand même. Cette étude, qui émane du projet de transport à faibles émissions mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour l’environnement, a pour objectif l’évaluation du parc automobile dans l’optique de prendre des options qui peuvent contribuer à la promotion de l’importation des véhicules économes et moins polluants.
Des recommandations ont été formulées. On parle notamment de la limitation de l’âge des véhicules importés et le renforcement des mesures fiscales en rapport avec la technologie et les types de carburants utilisés en vue d’encourager l’importation des véhicules moins polluants ; renforcer la communication et les campagnes de sensibilisation sur les avantages des véhicules propres pour la santé publique, la qualité de l’air et le climat, mettre en place des directives sur les carburants importés et/ou raffinés localement, promouvoir la révision du cadre règlementaire pour accélérer la transition vers les énergies renouvelables, etc. 
Tout ceci est bien ambitieu...

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