Un rythme encourageant

Mis ensemble, différents éléments donnent un contenu concret au statut spécial dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Plusieurs choses se sont déjà mises en place et d’autres défis sont en train d’être relevés. Il s’agit d’efforts à saluer, même s’il faut avouer qu’il y a encore du chemin à parcourir. Le statut spécial est une forme de reconnaissance institutionnelle, par l’État du Cameroun, des spécificités linguistiques, historiques, éducatives et juridiques uniques au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Evoqué de manière globale dans l’article 62, alinéa 2, de la Constitution, c’est dans le titre V de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées qu’il apparaît clairement. Dans ce texte, le statut spécial se matérialise, au plan institutionnel, par la mise en place de la House of Chiefs dans les assemblées régionales et l’avènement des Public Independent Conciliator (PIC), entre autres. Les informations de terrain indiquent que ces médiateurs sont régulièrement en activité. Tamfu Simon Faï, pour le Nord-Ouest, et Dorothy Atabong Motase, en ce qui concerne le Sud-Ouest, vont régulièrement à la rencontre des responsables des collectivités territoriales décentralisées et des populations pour leur présenter leur rôle. En tant que protecteurs des droits des usagers du service public, les PIC veillent à ce que les administrations régionales et municipales maintiennent des normes professionnelles, éthiques et déontologiques élevées, afin que ces services fonctionnent de manière équitable, juste et impersonnelle. 
Aux côtés de la Chambre des représentants des départements, la House of Chiefs participe activement à l’activité de l’assemblée régionale, avec son système bicaméral. Des rencontres avec la population pour promouvoir la paix et sensibiliser à la préservation de la richesse ...

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