« Nous voulons aller le plus loin possible »

Appoline Marie Amugu née Abena Ekobena, vice-présidente du Conseil électoral.

Mme la vice-présidente, les membres du Conseil électoral sont actuellement sur le terrain dans le cadre des inscriptions sur les listes électorales. En quoi ces descentes sont si importantes ?

La révision 2026 intervient à un moment où le Cameroun prépare de nouvelles échéances électorales. C’est la raison pour laquelle le Conseil électoral est sur le terrain. D’abord, pour sacrifier à une mission régalienne qui précise que le Conseil électoral doit veiller au bon déroulement de toutes les activités menées par Elections Cameroon (Elecam) et à son bon fonctionnement. Et à ce titre, vous savez qu’Elecam a deux branches. La Direction générale des Elections qui s'occupe de toutes les opérations pratiques qui concernent l'organisation et le déroulement des élections. Et le Conseil électoral qui s'occupe de tout ce qui est suivi, contrôle, supervision desdites opérations. Dès lors que le Directeur général des Elections a lancé l'opération de révision, il est de bon ton que le Conseil électoral puisse suivre, aller sur le terrain, veiller à ce que les mesures qui doivent accompagner cette révision sont là, veiller à ce que cette révision démarre au bon moment et vérifier le déploiement des équipes sur le terrain.

Vous-même étiez dans quelques départements du Centre et des descentes sont encore prévues. Comment se déroule l’opération ?

D’emblée, je dirais que pour l’effectivité, les démembrements d'Elections Cameroon ont entamé la révision qui consiste à inscrire les nouveaux électeurs, à procéder à des radiations. Ceux qui nous ont quittés, ceux qui sont condamnés, et ainsi de suite. Il s'agit aussi de procéder à un certain nombre de modifications, de corriger les fautes d'orthographe, les erreurs sur les lieux de naissance, mais aussi les mutations, les transferts, etc. Nous descendons aussi pour nous rassurer que les relations entre tous les acteurs du processus électoral sont fluides. Elecam ne travaille pas seul. Nous travaillons avec les partis politiques, les ONG et les autorités administratives. Je ne vais pas oublier le commandement traditionnel qui joue aussi un rôle particulier en termes de maîtrise du fichier électoral. En termes de mobilisation, nous notons que c’est encore un peu plus lent. Cela peut s’expliquer de différentes manières. Nous venons de vivre une grande élection, la présidentielle, suivie d'une autre, les régionales. Je dirais que ça peut être justifié par le fait qu'on a ratissé large en ce qui concerne ces dernières élections. Il y a la lenteur que les Camerounais manifestent à sortir un peu de leur tête les séquelles des anciennes élections, notamment de l'élection présidentielle. Il y a eu, on le sait, des incompréhensions que nous nous attelons justement sur le terrain à corriger, à aplanir. Donc c'est aussi une mission pédagogique. En dehors du contrôle, il y a un côté pédagogique sur lequel nous avons mis l'accent, en prêtant main forte aux responsables des démembrements qui le font au quotidien.

Qu’est-ce qui est préconisé en termes de stratégies pour enrôler le maximum de personnes malgré les délais assez courts du fait des deux élections annoncées ?

Nous jouons un peu plus sur les nouveaux venus, les jeunes qui ont atteint la maturité électorale. Nous voulons saisir l’opportunité de la saison sèche pour que les équipes d’Elecam aillent plus loin. Nous sommes sur le terrain pour solliciter le concours des autorités administratives qui nous accompagnent au quotidien. C'est peut-être pour moi aussi le lieu de rectifier un peu le regard qu'on porte sur les relations entre elles et Elecam. Ces relations sont consacrées par le Code électoral et nous ne pouvons pas en sortir, chacun préservant sa zone de compétence et sa sphère d'autonomie. Le législateur a pris le soin d'attribuer à chacun sa sphère de compétence. Et c'est en communiquant, en échangeant que nous pouvons asseoi...

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