Clichés du quotidien
- Par Lucien BODO
- 12 Mar 2026 13:00
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Extorsion des usagers de la route, monnayage des services publics gratuits, achat de places et de notes dans les écoles et universités et fraudes à l’électricité sont quelques gestes de tous les jours avec de grandes conséquences.
Les rapports annuels successifs de la Commission nationale anti-corruption (Conac) aboutissent tous à la même conclusion : la corruption reste un fléau ancré dans les habitudes. La Conac appuie ses dires par ses observations de terrain à travers les enquêtes qu’elle initie et les dénonciations qui lui parviennent. L’institution évoque des gestes du quotidien entre corrupteurs et corrompus mettant en scène, la plupart du temps, des agents publics de différents secteurs et des usagers. Les opérations coup de poing telles que la « Clinique anti-corruption » ont justement permis de tomber sur plusieurs cas de flagrant délit. Ceci alors que de nombreux agents publics sont sanctionnés ou licenciés pour ces faits.
Extorsion sur la voie routière
Pour des raisons de sécurité, les éléments des forces de l’ordre et les agents de la prévention routière sont appelés à effectuer des contrôles aléatoires. Si des automobilistes imprudents ou ne disposant pas de toutes leurs pièces reçoivent des amendes qu’ils règlent sur place, d’autres par contre engagent souvent des « négociations » officieuses pour y échapper. La proposition est de payer une somme beaucoup moins consistante qui ira non pas dans les caisses de l’Etat, mais plutôt dans les poches de l’agent de contrôle.
Péages routiers
Ici aussi, la corruption circule bien. Plusieurs automobilistes ayant des arrangements avec les agents préposés à ces espaces passent sans payer les frais exigibles. Et lorsqu’il leur arrive même de régler leur amende, cet argent va dans les poches de tiers au lieu de se retrouver dans les caisses de l’Etat.
Monnayage des services publics gratuits
La Conac déplore aussi l’institutionnalisation du paiement de frais fantômes à des agents publics dans diverses administrations pour « faire avancer le dossier », afin qu’il bénéficie d’un traitement favorable et plus rapide. Des services publics gratuits sont ainsi facturés et exigés à des usagers qui paient parfois sans se poser de question. Notamment par peur de ne pas voir leur initiative aboutir. Dans d’autres cas, des dossiers ou des procédures qui ne respectent pas la norme sont pourtant rapidement validés grâce à « un petit truc » versé au responsable ou à ses collaborateurs. Des pourcentages sont aussi établis pour le paiement des factures aux prestataires.
Achat des places et des notes
Les enquêtes de la Conac révèlent également que le secteur éducatif n’est pas épargné. On assiste ainsi au phénomène d’achats de places et de notes dans les écoles et les facultés d’universités. En ce qui concerne particulièrement les notes, le problème peut prendre une forme pécuniaire. Il peut aussi se décliner en faveurs sexuelles exigées ou offertes.
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