Free kick: Retour aux fondamentaux

Avec une valeur marchande estimée entre 20 millions d’euros (environ 13 milliards F) et 75 millions d’euros (plus de 49 milliards F), les Camerounais les plus chers du moment que sont Bryan Mbeumo, Carlos Baleba, André- Franck Zambo Anguissa, Christian Kofane et Karl Etta Eyong, continuent de maintenir leur pays dans la bourse des footballeurs en Europe. Mais ces quelques noms sont juste l’arbre qui cache la forêt du déclin de cette valeur marchande des talents locaux. Au moment où la saison s’achève, le bilan des performances des footballeurs camerounais reste mitigé. Il faut se contenter, pour la plupart, de clubs de seconde zone, ou du moins de championnats loin des références en Europe. Et ça, ça fait des années, pour ne pas dire une ou deux décennies, que cela dure. Il faut reconnaître que les récentes cuvées de footballeurs camerounais évoluant à l’étranger manquent de grand talent avec pour conséquence une absence de plus en plus criarde dans les clubs qui comptent vraiment. Car le talent attire les grands managers et donc, forcément les grandes équipes. C’est pourquoi le retour à la formation de base est incontournable. On ne le dira jamais assez mais c’est bien dès le bas âge qu’on acquiert les gestes fondamentaux (contrôle, passe, dribles, conduite de balle, etc.). Et c’est à force de répéter ses gammes qu’on devient un joueur complet. En tout cas, aucun footballeur, sauf quelques exceptions dans l’histoire, n’a jamais réussi sans passer par ces étapes auxquelles il faut ajouter la discipline et un environnement bien structuré. Le fait d’avoir de moins en moins de joueurs qui sortent des écoles et académies réputées pour s’imposer en Europe est la preuve d’un dysfonctionnement à plusieurs niveaux de la chaîne. Même si elle arrive encore &a...

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