Nécrologie: Le jazz orphelin de Sonny Rollins

nLe saxophoniste s’est éteint le 25 mai dernier à l’âge de 95 ans.

Sans nul doute, il faisait partie des derniers baobabs du jazz mondial. Sonny Rollins n’est plus. Il se conjugue désormais au passé au lendemain de son décès, le 25 mai dernier, à son domicile Woodstock, dans l’État de New York, aux États- Unis. Une disparition intervenant sans précision de Terri Hinte, sa représentante, sur la cause du décès. Ces dernières années, le saxophoniste vivait en confinement en raison de plusieurs soucis de santé. Il était considéré par beaucoup, dont feu Manu Dibango, comme l’une des dernières figures majeures du jazz. Plus précisément du saxophone ténor. En plus de 60 ans de carrière, il a accompagné les mastodontes de cette musique afro-américaine portée à l’origine par des esclaves noirs. « En jouant avec d’autres musiciens, on apprend que si on a du talent, il s’exprimera et les gens le reconnaîtront », aimait-il dire en guise d’enseignement. Un credo qui l’a guidé tout au long d’une exigeante et créative carrière de plus de soixante années. Prolixe sur le plan de la créativité et doté d’un talent hors du commun, il a accompagné les mastodontes du jazz. Sans être exhaustif : Miles Davis, John Coltrane, Charlie Parker, Max Roach, Thelonious Monk, Clifford Brown, Ornette Coleman, Coleman Hawkins, etc. Dans le jazz, du haut de sa touffe et de sa crinière blanche de ces dernières décennies, il a toujours apprécié le rattachement à la liberté. Son jeu puissant, libre, insoumis, lyrique et velouté s’est inspiré de la musique noire d’une part et a inspiré plusieurs générations. Ne faisant qu’un avec son saxo, Theodore Walter Rollins à l’état civil, a été un ...

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