Prise en charge des victimes: De la dénonciation à la réinsertion
- Par Sonia OMBOUDOU
- 05 Jun 2026 08:23
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Des actions sont menées par plusieurs départements ministériels pour les familles.
8 000 appels. C’est le nombre de signalements enregistrés depuis 2024 par la ligne d’assistance aux enfants en détresse. Mis en place par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), le 116 reçoit des dénonciations des dix régions du pays. Des cas d’abandon, aux viols en passant par les attouchements, les violences physiques, l’exploitation et même des mariages forcés, ce mécanisme de signalement et de référencement permet au Minproff de mieux orienter son intervention. « Après la dénonciation, nous saisissons les services compétents de l'État. Si l’intervention des forces de sécurité est nécessaire, nous contactons la Délégation générale à la Sûreté nationale ou la Gendarmerie nationale. Si une prise en charge médicale s’impose, nous mobilisons nos collègues de terrain pour accompagner la victime dans les formations sanitaires. Si le problème relève des affaires sociales ou de la promotion de la femme et de la famille, nous saisissons un responsable expérimenté », confie Jean Baptiste Nyebel, sous-directeur de la Promotion et de la Protection des droits de l’enfant au Minproff. Prise en charge psychosociale Au cours de l'année 2025, selon le Bulletin d'Informations et des Statistiques Sociales (BISS) du ministère de Affaires sociales (Minas), 850 enfants dont 722 filles et 128 garçons ont subi au moins une forme d'agression sexuelle dont le viol. Après signalement d'un cas, le ministère des Affaire sociales réalise une enquête sociale urgente. Pour lutter contre cette atteinte grave aux droits fondamentaux de l'enfant, le Minas s’occupe de la prise en charge psychosociale et multiforme de l'enfant et de sa famille. Il met en place de cellule d'écoute au profit des différentes parties prenantes affectées et effectue également l'orientation des victimes vers les services compétents pour leur protection et leur réhabilitation. Surveillance des zones criminogènes Que ce soit à partir du 116, du 117 pour la police ou du 113 de la gendarmerie, les numéros verts facilitent la collecte de renseignements utiles. Les plaignants peuvent aussi se rendre dans les services sociaux rattachés au ministère des Affaires sociales pour une prise en charge psychosociale. Les signalements favorisent également la présence permanente des forces de sécurité sur le terrain, et une surveillance accrue dans les zones dites criminogènes. « Nous menons plusieurs actions de terrain. C’est le cas, par exemple, d’une vaste campa...
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