Loi de finances 2027: Concertations d’avant-projet

Le Directeur général des Impôts a entamé à Douala avant-hier, 25 août, une série de rencontres avec des acteurs du secteur privé, dans la perspective de l’élaboration du prochain budget.

« On ne se conforme bien qu’à ce qu’on comprend. » Propos tenus à Douala avant-hier, 25 août, par le Directeur général des Impôts. Roger Meyong Abath s’exprimait ainsi au siège de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) à Bonanjo, dans le cadre d’une série de concertations entamées le même jour avec le sec­ teur privé. Concertations initiées en perspective de l’élaboration de la loi de finances 2027 – confor­ mément à une tradition déjà établie. Au cœur des échanges donc, l’impôt. Qu’il faut mieux compren­ dre afin de mieux s’y conformer. Impôt dont le poids et l’application ne sont pas au goût de tous. Avant l’étape de la Ccima, la délégation de la Dgi était au siège du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), où les mots n’ont pas été mâ­ chés. « Notre système fiscal est confiscatoire, pré­ dateur, et a un fonctionnement par embuscade », dira Célestin Tawamba, président du Gecam. Avant d’ajouter que la fiscalité au Cameroun « est encore tracassière (…) on a beaucoup de contrôles ». Le président du Gecam appellera par la suite à de l’équité fiscale, soulignant la défiscalisation dont bénéficient certaines entreprises, à l’inverse de la concurrence dans le même secteur d’activité. « La fiscalité demeure l’une des préoccupations majeures du secteur privé camerounais », a mar­ telé pour sa part Christophe Eken, président de la Ccima, avant d’ajouter : « Selon les résultats de nos enquêtes de conjoncture, 82% des entre­ prises déplorent des problèmes liés à la fiscalité, et...

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