Climat social dans les universités d'Etat: Le dialogue se poursuit

Une concertation s'est tenue le 18 septembre dernier à Yaoundé entre le ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, et le bureau du Syndicat national des enseignants du supérieur.

L' enjeu dépassait la simple question salariale. Il s'agissait d'éviter une ren­ trée morte dans les uni­ versités d'État, de restaurer la confiance entre l'administration et les enseignants-chercheurs, et de donner aux dirigeants syndicaux des gages suffisants pour retourner sur les campus. Au cœur de la colère, deux dettes qui s'accumulent. D’abord, la prime de modernisation de la recherche, dite « allocation spéciale ». Une prime trimestrielle versée à tous les enseignants-cher­ cheurs. Ensuite, la dette académique. Un arriéré historique qui couvre les heures complémentaires, les enca­ drements de thèses et mémoires, ainsi que les primes non payées en­ tre 2000 et 2021. « La dette aca­ démique ne concerne que huit uni­ versités. Toutes ont déjà reçu quelque chose. Les plus sensibles, Bamenda, Maroua et Garoua, ont déjà été apurées. Nous la payons chaque semaine, en fonction de la programmation et des contraintes techniques », a expliqué Alice Mba­ zoa, responsable de la gestion comp­ table de la dette académique au ministère des Finances. Le mot d'ordre de grève lancé par le Synes s'articule autour de quatre points : le paiement du quatrième trimestre 2025, du premier et du deuxième trimestre 2026 de la prime de modernisation, ainsi que l'apurement de la dette académique. La concertation du 18 septembre poursuivait donc un double objectif : transformer les annonces en preuves de virements tangibles et expliquer le glissement des délais. Sur les primes, le Pr. Jeannette Wo­ gaing Fotso a exigé le paiement des deux trimestres de 2026. Oc­ casion pour elle de relever une contradiction dans le calendrier. « Si le communiqué du ministre d'État annonce un paiement du deuxième trimestre jusqu'au 30 septembre, pourquoi rester dans l'hésitation sur les délais le 18 septembre ? », a-t- elle lancé. Sur la dette académique, le syndicat a sollicité un apurement à hauteur de 80% du reste à payer, soit plus de 7,7 milliards de F dans les brefs délais. Sans cet engagement, difficile d'envisager une levée du mot d'ordre de gr&egra...

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