QR Code: Une opération à parfaire
- Par Michel NONGA
- 24 Sep 2026 11:01
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Depuis juillet dernier, la mairie de Yaoundé impose cet identifiant électronique aux chauffeurs et à leurs véhicules, même si quelques limites sont à souligner.
C oller un code sur une portière suffira-t-il à empêcher une agression dans un taxi à Yaoundé ? Rien n'est sûr, même chez les syndicalistes qui soutien nent l'outil. Depuis le 3 juillet der nier, propriétaires et chauffeurs s’inscrivent sur la plateforme « Taxi- Yaoundé.com », conformément à une note signée le 25 juin par le maire de la ville, Luc Messi Atan gana. Le dispositif, soutenu par la GIZ dans le cadre du projet Mobilité verte Yaoundé (Move), doit s’éten dre aux motos-taxis et aux minibus. « La plateforme va permettre à la ville de Yaoundé d’avoir une base de données et pouvoir sécuriser ce do maine de transport urbain », expli quait Catherine Kalisa, conseillère technique au projet Move Yaoundé, en juillet dernier. Sur le terrain, les acteurs du secteur restent pru dents. Roger Nzodom, président du Syndicat national des conducteurs professionnels de transport et ou vriers du Cameroun, reconnaît que, « cela ne peut pas sortir définitive ment l’insécurité des taxis. » Le sys tème permet surtout d’identifier un véhicule après un incident, sans em pêcher l’agression. Comme lui, Pa trice Samen, président de la Fédéra tion nationale des syndicats des chauffeurs professionnels, va plus loin. « Ce Code QR n’est pas là pour lutter contre les agressions ou l’in sécurité », affirme-t-il. La limite principale réside dans l’identification des personnes. Le dispositif retrace le propriétaire et le chauffeur principal, mais rare ment le chauffeur d’appoint, sou vent appelé mercenaire. Or, dans de nombreux cas, l’agresseur n’est pas le conducteur mais un faux passa ger monté en cours de trajet, échap pant ainsi à toute traçabilité. Cette question de l’identification est au cœur des préoccupations syndicales depuis plusieurs années. Jean Col lins Ndefossokeng, président du Syndicat national des employés du secteur des transports terrestres du Cameroun, insiste sur la nécessité d’aller plus loin. « Ce n’est pas la voi ture qui agresse, c’est l’homme qui agresse », rappelle-t-il. Pour lui, le numéro de portière ne suffit pas, ...
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