Dans les bacs: Les notes au féminin de Babal
- Par Lucien BODO
- 25 Sep 2026 13:07
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Avec son cinquième EP, « Les jolies XX écoutent Babal », l’artiste monte en gamme et se positionne en défenseur de la femme face à un monde qui leur est de plus en plus cruel.
E couter Babal est comme ef fectuer un voyage initia tique. Son dernier projet de six titres, « Les jolies XX écoutent Babal », ne fait pas mentir cette impression. Son univers musical est toujours aussi intrigant. Il offre une rencontre entre le hip-hop, l’élec tro, des airs de soul par séquence, ainsi que des sonorités d’Amérique latine, quelques fois. Un éclectisme qui met en relief sa singularité. Comme sur les précédents projets, on est frappé par la mélancolie qui caractérise les histoires que l’artiste raconte. Le mélomane ressort alors de la session d’écoute avec des émo tions contradictoires : joie - tristesse, colère - calme, déception - satisfac tion, etc. Ce dernier est le témoin privilégié d’une cohabitation maîtrisée entre les paroles et les instruments (trom pette, piano, guitares, etc.). Le propos de ce projet qui vient après « .PNG », autre EP (Extended Play) sorti cette année, est un engagement aux côtés de la femme. Chaque titre rend un hommage appuyé à celles qu’il appelle les « XX », en opposition aux « XY », les hommes. Des codes qui rappellent qu’avec Babal, il faut parfois lire entre les lignes pour bien cerner le sens de telle ou telle chan son. Il évoque ainsi le rôle central des femmes dans la société, leurs amours déçus, les violences dont elles sont victimes, la dépression silencieuse qu’elles vivent dans un monde qui leur est de plus en plus cruel. Dépression qui conduit parfois à l’irréparable, au suicide. A la source des souffrances qu’elles subissent, il y a le plus souvent des hommes inconscients, insouciants et surtout irresponsables. La fibre féministe de Babal, que l’on percevait déjà dans le sous-texte de ses précédents projets musicaux, éclate cette fois-ci au grand jour. Et cela va jusqu’aux featurings. Tous réalisés avec des artistes que l’on découvre avec grand plaisir : Kaen, Forbin Audrey et Black Coco. Que des femmes. Dans son univers contemplatif, avec une tonalité pes&sh...
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