Paralysie cérébrale: Un mal silencieux

Un mal silencieux

«A vec un tel enfant, je ne veux plus rester avec toi ». Yannick T., a adressé ces mots à sa compagne Michèle A., peu de temps après la naissance de leur enfant atteint de paralysie céré­ brale. L’histoire est rapportée par le docteur Faustin Yepnjio, neurologue à l’Hôpital central de Yaoundé. Le couple ne comprend pas l’état du nou­ veau-né. Le père pense même à quit­ ter la mère. Pendant la grossesse, celle-ci souffre de crises convulsives et reçoit un médicament contre-indi­ qué. À la naissance, le bébé présente des anomalies cérébrales. Il faut les explications du spécialiste pour faire comprendre au père que la mère n’est pas responsable de l’état de l’enfant. À la Fondation Chantal Biya, à Yaoundé, une autre mère attend avec son enfant. Elle garde l’anonymat. Ses proches nous apprennent que le petit est atteint de paralysie cérébrale. Dans cette famille comme dans d’au­ tres, la maladie reste peu connue. Jo­ sèphe Edimengo, mère de deux en­ fants, n’en avait jamais entendu parler avant notre rencontre. Jacqueline Bis­ say, elle, connaît l’acide folique et en prend pendant sa grossesse, mais ignore précisément pourquoi cette supplémentation lui est prescrite. Le docteur Faustin Yepnjio explique que la paralysie cérébrale résulte d’une atteinte du cerveau au cours de son développement. « Elle peut entraîner des difficultés motrices, des troubles de la parole ou encore des difficultés dans certaines acquisitions », précise le neurologue. Certains signes doivent alerter les parents. Un bébé qui tète difficilement, réagit peu aux stimuli ou présente un faible tonus musculaire nécessite une consultation. Plus tard, l’absence d’acquisitions comme tenir la tête, marcher ou parler peut également attirer l’attention. Les cause...

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