Festival Ecrans noirs: Le chef de l’Etat offre cinq millions de F

L’appui spécial a été remis mercredi dernier à l’équipe d’organisation de la 30e édition par le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt.

L e festival Ecrans noirs a 30 ans. Et le président de la Ré­ publique est sensible à ce prestigieux événement cul­ turel du pays. Pour cette édition an­ niversaire et hommage suite au décès de son promoteur, Bassek Ba Kobhio, le président Paul Biya apporte un appui spécial. Une enveloppe de cinq millions de F précisément, en vue d’une organisation réussie de l’évé­ nement. L’appui a été remis mercredi dernier à Yaoundé par le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Bi­ doung Mkpatt, à la délégation conduite par Patricia Moune Mbede, coordinatrice générale du festival. « Bassek Ba Kobhio a certes disparu, mais il reste présent dans nos mé­ moires. Car, cette icône est en réalité un héros qui a consacré sa vie à la promotion des arts et de la culture. Engagé, créatif, pugnace, rassembleur, il a été parmi ceux que nous pouvons appeler les précurseurs grâce aux­ quels le travail a permis l’avènement de tout un ministère des Arts et de la Culture », a rappelé Bidoung Mkpatt. Au regard de cette bataille pour l’af­ firmation de l’identité culturelle avec la 30e édition du festival, « le prési­ dent de la République a demandé que quelque chose soit fait, malgré les difficultés qui existent. Une en­ veloppe de cinq millions de F a été remise », va ajouter le ministre Bi­ doung Mkpatt. Selon lui, « cet acte symbolique est une reconnaissance : la consécration des mérites d’un héros, précurseur, promoteur des arts et de la culture, dont le nom est écrit en lettres d’or au Minac, parce qu’il a été parmi les cadres les plus dyna­ miques, les responsables les plus pa­ triotes de ce ministère. » La délégation du festival Ecrans noirs a dit sa reconnaissance pour ce geste. « Nous disons merci au chef de l’Etat parce que la mort de Bassek Ba Kob­ hio nous a rendus orphelins aux Ecrans noirs. Le fait de savoir qu’en tant qu’orphelins, nous ne sommes pas seuls, cela nous rassure énor­ mément », a réagi Patricia Moune Mbede. Avant d’ajouter : « On dit souvent en Afrique, que la meilleure façon de dire au revoir à un grand homme, c’est de s’assurer que son héritage sera transmis aux g&eacut...

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