« C’est à partir d’un certain seuil que ça devient dangereux »

François Djonou, président de l’interprofession avicole.

Vous venez de signer un communiqué où vous ras­ surez les populations quant à la qualité des pou­ lets et œufs en ce moment disponibles sur le marché. Est-ce à dire que vous ré­ cusez complètement l'en­ quête qui a récemment été publiée annonçant une contamination de ces produits ? Pour nous, cette enquête n’est pas crédible. L’auteur dit avoir fait des analyses sur 46 pou­ lets et 180 œufs, soit six al­ véoles, et ceci depuis une di­ zaine d’années. Comment ac­ corder une fiabilité sur un tel échantillon quand on produit à ce jour près de 102 millions de poulets et 2,9 milliards d’œufs de consommation par an au Cameroun ? Les conta­ minants incriminés dont les métaux lourds sont présents dans les viandes partout dans le monde. Ils proviennent de l’environnement et surtout de l’alimentation. Ces substances se retrouvent naturellement dans les produits agricoles d’où leur présence dans l’ali­ ment. C’est à partir d’un certain seuil défini par les normes que ça devient dangereux. Le processus de sélection de l’échantillon ne nous semble pas représentatif. Le doute sur les résultats ne permet pas une interprétation objec­ tive par rapport au seuil ou aux normes. On se pose la question de savoir l’intérêt à communiquer sur une étude faite dans ces conditions. Un communiqué suffira-t- il à convaincre les consom­ mateurs face à des don­ nées scientifiques ? Les couvoirs et les fermes de production de poulets et œufs mettent à disposition de la population des produits de bonne qualité sanitaire. Des publi-reportages seront dif­ fusés dans les prochaines se­ maines pour rassurer le public des bonnes conditions d’éle­ vage dans nos infrastructures. Nous rassurons les popula­ tions sur la bonne qualité des produits avicoles ...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie