Eradication de la corruption: Ces résistances à casser

En dépit d’une kyrielle de mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire ce fléau à sa plus simple expression, plusieurs mauvaises pratiques persistent.

L a lutte contre la corruption au Cameroun va s’intensifiant. Mais, dans ce combat acharné que les pouvoirs publics mènent contre ce fléau. Il s’avère que des obstacles persistent, malgré un ar­ senal juridique institutionnel impor­ tant. Le 8 octobre dernier, en pré­ sentant le Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Came­ roun en 2025, le président de la Commission nationale de lutte anti- corruption (Conac), Dieudonné Massi Gams, a clairement évoqué, pour le déplorer, les nombreuses barrières qui font encore obstruction à cette bataille. Qualifiées de mauvaises pratiques, ces obstructions se veulent avant tout structurelles. Parmi elles, le trafic d’influence qui favorise la prise de décisions peu objectives et l’enrichissement illicite. Souvent, ces décisions sont sources de frus­ trations et de tensions chez les usa­ gers. Toujours sur ce plan, et d’après le président de la Conac, plusieurs administrations ont émergé du lot en 2025, parce qu’ayant fait l’objet d’un fort taux de dénonciations des faits de corruption. Les dénonciations en question étaient relatives aux « abus de fonction traduites par la rétention abusive de dossiers, aux lenteurs administratives injustifiées, aux contrôles fantaisistes et volon­ taires ». Ces barrières persistantes ont davantage été visibles dans les secteurs d’activités clés et sensibles tels que « le foncier, l’éducation, la santé, les marché...

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