Vivement la paix

Deux pays voisins qui se regardent en chiens de faïence depuis plusieurs semaines. Chaque Etat soupçonne son voisin d’armer des bandes armées pour le déstabiliser. Chacun est sur le qui-vive, prêt à toute éventualité. Les relations diplomatiques sont certes effritées entre l’Ethiopie et l’Erythrée, mais des pistes pour une solution pacifique demeurent, car la diplomatie régionale et internationale garde sa substance et sa puissance. L’Ethiopie, un pays enclavé, veut absolument avoir accès à la mer par la ville balnéaire érythréenne via le port d’Assab. Depuis 1993, cette ambition alimente la peur d'une invasion militaire. Pourtant, la négociation d'un accord sur l'accès à la mer pourrait dissiper tout malentendu. Un traité de transit maritime et logistique serait donc mutuellement béné­ fique. Des experts estiment que dans une telle démarche, Asmara pourrait accorder des concessions douanières ou une zone franche à Addis-Abeba. Dans ce cas, une coopération éco­ nomique vaudrait mieux qu'une confrontation territoriale et l'Érythrée serait rassurée sur sa souveraineté. Début octobre 2026, le gouvernement éthio­ pien s'est dit prêt à négocier un accord de paix incluant la location à long terme de ports éry­ thréens, prônant ainsi une approche commer­ ciale de développement qu'elle qualifie de « gagnant-gagnant ». Asmara rejette catégori­ quement. L’Ethiopie focalise son attention sur le port d’Assab à cause de la proximité g&ea...

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