« Il faut mobiliser les moyens nécessaires »
- Par Marie Christine
- 22 Oct 2026 20:36
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Paul Pondi Batoum, urbaniste, président de l’Ordre national des urbanistes du Cameroun.
Ayos vient d’être sacrée ville la plus propre du Cameroun. Quelle est, selon vous, la place d’une compétition de ce type dans l’amélioration du cadre de vie en ville ? Ce type de compétition permet d’abord la promotion d’une prise de conscience générale sur l’im portance de vivre dans un envi ronnement propre. Elle permet aussi aux différents acteurs ur bains, les maires et les habitants en particulier, de se mobiliser pour la collecte et le traitement des déchets. Je rappelle qu’une ville propre est une ville qui fait la chasse aux déchets dans les lieux publics. Je félicite la com mune d’Ayos qui a eu le premier prix au niveau national, ainsi que toutes les communes qui ont été primées dans chaque ré gion du Cameroun. On constate que les journées de propreté organisées autour des marchés sont plutôt de venues des journées sans commerce, où en réalité, presque personne ne fait la propreté. Le concept est-il maî trisé ? Le concept n’est apparemment pas bien maîtrisé. Il faudrait met tre en place dans chaque ville une approche claire pour ces journées de propreté (identifier les actions, attribuer les respon sabilités et mesurer les perfor mances en vue d’une améliora tion continue) et bien l’expliquer aux parties prenantes. Bien en tendu, il faut également mobiliser les moyens nécessaires pour at teindre les objectifs fixés. Au-delà du concours ponctuel « Ville propre », qu’est-ce qui manque fondamentalement à nos villes en matière de po litique d’hygiène et de salu brité pour que la propreté s’inscrive dans la durée ? L’essentiel des déchets que nous retrouvons dans nos villes sont produits et jetés par les êtres humains et ont des consé quences sur la santé humaine, l’économie et l’environnement. Les déchets produits par des vé gétaux et des animaux en ville sont généralement négligeables en ville. Pour que la propreté s’inscrive dans la durée, il faudrait promouvoir des pratiques res ponsables de production et de consommation des biens et une meilleure gestion des déchets à travers la sensibilisation des ha bitants et le développement d’une économie circulaire. En ce qui concerne les ordures ména gères, leur parcours devrait être court : de l'habitation où elles sont triées au véhicule de pré- collecte ou de collecte qui les transporte jusqu'au lieu de trai tement. Pour y arriver, il faudrait que les quartiers d'habitation soient aména...
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