Meilleure organisation, meilleure répartition
- Par Monica NKODO
- 30 Oct 2026 14:40
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On aura beau se creuser les méninges pendant des décennies, les problèmes des organismes de gestion collective au Cameroun seront réglés quand la répartition des revenus des artistes se fera selon des critères clairs, définis à l’avance. Ainsi, les revenus de l’auteur d’un best-seller mu sical, littéraire ou cinématographique, ne souffriront d’aucune comparaison ni contestation avec un au teur moins vendeur. C’est certain, la répartition n’est pas la même en musique, littérature, cinéma, arts plastiques (peinture, sculpture, etc.) Autant les arts sont variés, autant les grilles de distribution le sont. Parlant du domaine de l’art musical, qui sur le territoire national rassemble le plus grand nombre d’ayants-droit et génère donc logiquement le plus de bruits et de frasques au moment des répartitions, un cas d’école pourrait s’imposer : la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) en France. Elle est reconnue, devant des sociétés sœurs comme la GEMA en Allemagne ou l’ASCAP aux États-Unis, comme une des plus fines instances de répartition du droit d’auteur au monde. De nombreux artistes camerounais figurent d’ailleurs dans son fichier. La Sacem répartit les droits d’au teur quatre fois par an (en janvier, avril, juillet et octobre) selon des clés précises basées sur la présence ou non d’un éditeur et le type d’exploi tation. Lesdites clés se basent en premier sur la représentation (concerts, passages à la télévision et à la radio, streaming). Autre clé cruciale de ré partition de la Sacem, la reproduction par support enregistré (CD, vinyles, etc.) : l’auteur d’une œuvre éditée touche 25% des bénéfices de vente, tout comme le compositeur, et l’éditeur se taille les 50% restants. Comment la Sacem procède-t-elle pour collecter les revenus destinés aux ayants-droit et les répartir sans heurts ? Elle se déploie auprès de tous les utilisateurs et diffuseurs de musique. D’abord à travers les concerts et spectacles. Dans ce cas, un pourcentage (généralement 8,8% de la billetterie) est prélevé auprès du producteur du spectacle. En ce qui concerne les radios et télévisions, la col lecte des redevances se fait sur la base des grilles de diffusion et des rapports fournis...
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