Prévention et prise en charge: Actions à plusieurs volets

Si des spécialistes de la santé comme les urologues et les oncologues multiplient les campagnes, le Minsanté à travers le Programme de lutte contre le cancer est au front, en première ligne.

L e pin's passe du rose au bleu. C'est le mois où les hommes sont invités à parler d'eux. Consacré à la santé masculine et notamment au cancer de la prostate, Novembre Bleu peine encore à mobiliser. Face à la peur et à la pudeur, les urologues de Yaoundé ont changé de méthode. L'enjeu est de taille. De nombreuses initiatives locales portent la lutte, en appui au ministère de la Santé publique et son Programme de lutte contre le cancer (PNLCa), et d’autres entités comme la Société camerounaise d’on­ cologie. Le Cameroun s’est doté d’un Plan stratégique national de prévention et de lutte contre le cancer visant à réduire la morbidité et la mortalité liées aux cancers. Les efforts fournis pour la prévention et le dépistage se concentrent sur la prévention primaire (vaccination contre le VHPV et l’hé­ patite B via le Programme élargi de vaccination - PEV) et la prévention secondaire via le dépistage précoce des lésions précancéreuses. La prise en charge du cancer a été au centre de débats animés par 200 spé­ cialistes, multidisciplinaires, issus de plusieurs nationalités, à la faveur du premier congrès international de la Société camerounaise d’oncologie le 25 mars 2026 à Douala. La rencontre visait à structurer la réponse face au cancer. Les travaux ont ainsi débouché sur des recommandations fortes avec pour visées d’améliorer l’accès aux soins oncologiques, d’alléger le coût des traitements, de réduire les inéga­ lités. Par ailleurs, les oncologues avaient envisagé à long terme, l’éla­ boration d’une feuille de route natio­ nale et régionale pour la lutte contre le cancer, en cohérence avec les ob­ jectifs de couverture santé univer­ selle. Pour les campagnes, les urologues, chacun à son niveau, essaient de sen­ sibiliser et d'organiser des dépistages, le plus souvent en novembre. Pour le Dr Achille Mbassi, chirurgien urologue à l'Hôpital Central de Yaoundé et expert en reconstruction urologique, l'équation est simple. Lui qui voit chaque semaine les dégâts d'un dé­ pistage tardif nécessitant une recons­ truction lourde, sait que tout se joue en amont. « Tout commence par la communication, c'est-à-dire des entre­ tiens où on infor...

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