Lionnes indomptables : vive le jeu en équipe !
- Par Brice Mbeze
- 19 Aug 2026 09:24
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2 6 étoiles scintillent dans le ciel. 26 reines entrent dans l’Histoire. Le sacre des Lionnes indomptables le 16 août dernier à Rabat au Maroc est unique et le restera certainement pour longtemps. Aussi bien sur les tablettes du football camerounais que dans les annales de la Confédération africaine de football, voire de la FIFA. Ce sacre est inédit. Ce que les Lionnes ont réalisé au Maroc en trois semaines est déroutant et bluffant ! Du jamais vu en Afrique. Une équipe repêchée est allée remporter, haut la main, la compétition. En offrant un « récital bien exé cuté » pour reprendre les termes du tweet de félicitations du président de la République, Paul Biya, adressé à Aboudi Onguene et à ses camarades après ce conte de fées. A l’échelle mondiale, avant le coup d’éclat des Lionnes, il n’y a que l’équipe nationale masculine de football du Dane mark qui avait réalisé un exploit similaire, à l’Euro 1992. Repêché à la dernière minute pour remplacer la Yougosla vie, elle avait fini par soulever le trophée à la surprise gé nérale. Au-delà du symbole, le premier sacre des Lionnes indomptables, après trois échecs en finale de Can en 2004, 2014 et 2016, dégage une puissance inouïe, une belle ré sonnance et des promesses. Rendons donc à César ce qui est à César et aux Lionnes indomptables ce qui leur appartient : l’honneur, les fleurs, la couronne de gloire. Un trophée manquait au palmarès de notre pays. C’est celui de la Can féminine. Depuis dimanche dernier, les Lionnes elles-mêmes ont réparé cette « injustice ». Les années passées à observer le fait sportif nous fondent à conclure qu’aucune autre équipe nationale, en sports collectifs, dans notre pays n’a accom pli, toutes proportions gardées, ce que la « Big Team » de Valentine Nguelé a réalisé en 20 jours chrono. Pas même la saga de Roger Milla et ses coéquipiers à la Coupe du monde de 1990 en Italie ? Pas même l’épopée de Jean- Paul Akono et ses garçons aux Jeux olympiques de Sydney en Australie ? Pas même le « Back 2 Back » des Lions in domptables à la Can de 2002 au Mali avec zéro but en caissé après l’exploit de 2000 à Lagos ? Pas même le sacre des Lions indomptables de Hugo Broos à la Can de 2017 au Gabon ? Pas même la belle aventure des volleyeurs par tis chercher de l’or au Nigeria après un voyage dantesque en pirogue ? etc. Néanmoins, la médaille d’or remportée par la sélection nationale masculine U23 en Australie en 2000 et le trophée des Lionnes ont un dénominateur com mun : ces titres portent l’estampille de deux techniciens du terroir. Jean-Paul Akono officiait en 2000 comme coach des Espoirs. Valentine Nguelé était à la manœuvre au Ma roc avec les Lionnes. Vive l’école camerounaise ! Cette victoire donne un autre relief au label et à la marque, « Lions Indomptables », que le monde entier nous envie. Les femmes intègrent la légende qui se conjugue désor mais au féminin avec un titre de référence à la clé. Sortie presque de nulle part, cette cuvée des Lionnes a cham boulé en trois semaines le destin d’un jeu. Elle a remis à l’endroit un sport que les pourfendeurs, tapis dans les ré seaux sociaux, s’échinent, hélas, à mettre à l’envers ! Partie du Cameroun presque sur la pointe des pieds, dans le bruit et la fureur de nos « casseroles » camerounaises, l’équipe a rapidement fait le saut psychologique en se concentrant sur l’essentiel : sa mission en terre marocaine. Les Lionnes avançaient masquées. Le staff technique avait trouvé sa recette. Il a donné une âme au groupe. En quelques jours, l’équipe s’est métamorphosée, bonifiant son jeu au fil des rencontres, retrouvant ses valeurs originelles sur les quelles elle avait construit sa célébrité. Plus les matches s’enchaînaient, plus elle montait en puissance. Le résultat est là. L’équipe a réalisé ce rêve qui semblait inaccessible. Elle fait vibrer le pays à l’unisson. Les vertus de discipline, de sacrifice, de don de soi, de ré silience, d’engagement, de surpassement, de solidarité, entre autres, qui étaient ses piliers ont inspiré ce magni fique parcours. La joyeuse troupe montée pourtant au pied levé avant qu’elle ne laisse éclater son talent en mondo vision pendant le tournoi a écrit à l’encre indélébile sa part dans le Récit national. Elle a offert l’un des plus beaux nar ratifs du roman d’un sport, le football, unique dans son es sence et sa beauté. Il ne fait aucun doute que c’est su...
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